Bassins versants
la rivière au cours d’un événement pluvieux. Mais ce phénomène est
également à relier, comme le souligne l'auteur, au comportement hydrologique des bassins versants et par conséquent à leurs caractéristiques
pédologiques. Ainsi, deux sous-bassins semblables d’un point de vue
géologique peuvent présenter des différences d’un point de vue pédologique et, par là même avoir un comportement hydrologicjue différent.
Cette double approche, en termes de densités et de flux, est intéressante
à conserver.
Le calcul des flux permet en effet d’affiner les caractéristiques des crues
les plus génératrices de contamination bactériologique. Utilisées sur différents cours d’eau et/ou diiférents bassins versants (agricoles, urbains)
et extrapolées à différentes échelles (horaire, mensuelle, annuelle), elles
permettraient de hiérarchiser les sources susceptibles de contaminer
les zones littorales.
Le calcul des densités permet de comparer les charges polluantes à des
normes de qualité d’eau et, au-delà, à des objectifs de qualité à atteindre
dans les cours d'eau pour que soient préservées, en aval, les activités économic]ues (baignade, conchyliculture). Ces objectifs devront également
tenir compte des phénomènes de dilution/dispersion en milieu marin.
Comparaison avec les paramètres physico-chimiques
II est possible d’observer, en première approche, une bonne concordance des évolutions des densitès bactériennes avec celles cles concentrations en matières en suspension et en phosphates (données non
publiées). Cette concordance suggère un comportement similaire des
polluants associés à la fraction particulaire des sols, fraction qui est susceptible d’être entraînée lors des écoulements rapides engendrés par
les pluies.
En outre, il n’est pas exclu qu’une partie cle la contamination bactérienne
associée aux eaux de la rivière soit liée à une remise en suspension, au
moment des crues, des bactéries à partir du sédiment constituant le lit
du cours d’eau. Dans ce sens, un prélèvement réalisé au niveau du sédiment après une crue montre que sa charge bactérienne est de l’ordre de
10
4 E. coli/ml ou par gramme.
Il ne s’agit là que d’une analyse ponctuelle, qui demanderait à être
réitérée en plusieurs points du cours d’eau et en plusieurs saisons, mais
elle témoigne d’un apport potentiel directement lié au cours d’eau. Le
sédiment joue alors un rôle d’intégrateur d’une succession d’apports en
contaminants bactériens issus du bassin versant. Cette composante reste cependant très difficile à clissocier cles apports directement liés à
chaque événement pluvieux.
Temps de survie
Les temps de survie des germes tests de contamination fécale, appréhendés
par leur T90, fluctuent cle 2,5 jours à 6 jours. Les résultats obtenus à
partir cles inoculums lisier et eaux du Coët-Dan sont concordants. Les
valeurs les plus faibles, comprises entre 1,5 jour et 4 jours, ont été
163
la rivière au cours d’un événement pluvieux. Mais ce phénomène est
également à relier, comme le souligne l'auteur, au comportement hydrologique des bassins versants et par conséquent à leurs caractéristiques
pédologiques. Ainsi, deux sous-bassins semblables d’un point de vue
géologique peuvent présenter des différences d’un point de vue pédologique et, par là même avoir un comportement hydrologicjue différent.
Cette double approche, en termes de densités et de flux, est intéressante
à conserver.
Le calcul des flux permet en effet d’affiner les caractéristiques des crues
les plus génératrices de contamination bactériologique. Utilisées sur différents cours d’eau et/ou diiférents bassins versants (agricoles, urbains)
et extrapolées à différentes échelles (horaire, mensuelle, annuelle), elles
permettraient de hiérarchiser les sources susceptibles de contaminer
les zones littorales.
Le calcul des densités permet de comparer les charges polluantes à des
normes de qualité d’eau et, au-delà, à des objectifs de qualité à atteindre
dans les cours d'eau pour que soient préservées, en aval, les activités économic]ues (baignade, conchyliculture). Ces objectifs devront également
tenir compte des phénomènes de dilution/dispersion en milieu marin.
Comparaison avec les paramètres physico-chimiques
II est possible d’observer, en première approche, une bonne concordance des évolutions des densitès bactériennes avec celles cles concentrations en matières en suspension et en phosphates (données non
publiées). Cette concordance suggère un comportement similaire des
polluants associés à la fraction particulaire des sols, fraction qui est susceptible d’être entraînée lors des écoulements rapides engendrés par
les pluies.
En outre, il n’est pas exclu qu’une partie cle la contamination bactérienne
associée aux eaux de la rivière soit liée à une remise en suspension, au
moment des crues, des bactéries à partir du sédiment constituant le lit
du cours d’eau. Dans ce sens, un prélèvement réalisé au niveau du sédiment après une crue montre que sa charge bactérienne est de l’ordre de
10
4 E. coli/ml ou par gramme.
Il ne s’agit là que d’une analyse ponctuelle, qui demanderait à être
réitérée en plusieurs points du cours d’eau et en plusieurs saisons, mais
elle témoigne d’un apport potentiel directement lié au cours d’eau. Le
sédiment joue alors un rôle d’intégrateur d’une succession d’apports en
contaminants bactériens issus du bassin versant. Cette composante reste cependant très difficile à clissocier cles apports directement liés à
chaque événement pluvieux.
Temps de survie
Les temps de survie des germes tests de contamination fécale, appréhendés
par leur T90, fluctuent cle 2,5 jours à 6 jours. Les résultats obtenus à
partir cles inoculums lisier et eaux du Coët-Dan sont concordants. Les
valeurs les plus faibles, comprises entre 1,5 jour et 4 jours, ont été
163
