Bassins versants
Lors des 37 crues analysées de 1991 à 1997, les variations peuvent être
très brutales comme en témoignent les concentrations maximales observées au cours de ces événements. Les deux valeurs les plus fortes sont
en effet de 65 pg/1 et 23 µg/1 les 17 mai 1997 et 26 mai 1993 alors
que la médiane est de 6 µg/l pour l’ensemble de ces épisodes.
Pour mettre en évidence les lacteurs qui expliquent ces niveaux, des corrélations ont été recherchées entre les concentrations maximales relevées lors de chaque crue et les principaux paramètres pluviométriques
et hydrologiques du bassin. Le rapport du débit maximal de la crue au
débit de base du ruisseau apparaît alors comme le facteur explicatif
dominant. En éliminant les éléments singuliers (orage violent), on
obtient en effet la relation suivante :
[attrazine}m
xi
= 474 + 10.7 (Qmax
X
/Q/
JMC
>R 2 = 0.74
avec : {atrazine} max : concentration maximum en atrazine pendant la
crue
Q
MAX
: débit maximum de la crue
Qbase ' ■ débit de base du ruisseau.
Cette relation qui ne tient pas compte du temps écoulé entre la date
de la crue et celle de l’application des produits conduit à des corrélations qui se dégradent quand on s’intéresse aux crues les plus éloignées
des traitements. L’introduction d'un facteur qui rend compte de la
décroissance exponentielle avec le temps cle la réserve en atrazine du sol
permet d’améliorer cette situation. On obtient ainsi, en combinant le
temps avec les variations de débit, la relation suivante :
{atrazbie}^ = 1203 + 6.11.e 0 . 0 8 n o m b r e de jours
(QMAX/Q base )
2?3 R 2 = 0.90
Ces relations montrent que les brusques variations de débits dues aux
fortes précipitations sont le facteur explicatif dominant des pics de
concentration, en particulier pour les premières crues qui suivent les
épandages où les pertes par ruissellement de surface dominent. Ensuite,
l’influence du temps qui détermine la réserve du sol en herbicide apparaît plus nettement lorscjue la part relative des écoulements hypodermiques augmente.
• Bilan des quantités exportées
Les calculs de flux, en crue et hors crue, ainsi que les bilans qui en
découlent ont été réalisés pour cles années hydrologiques allant du
1
er septembre au 31 août. Les résultats des années 1991/1992 à
1996/1 997 et les données hydrologiques associées sont présentés dans
le tableau 6.
Les pertes observées sur une année varient de 0,10 % à 0,59 % des
masses appliquées, valeurs cohérentes avec celles trouvées dans d’autres
études (Carluer, 199S). Elles apparaissent très liées à la pluviométrie
et au débit du ruisseau comme le montre la corrélation de la figure 9.
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