Bassins versants
phore dépendent surtout de la charge solide du ruisseau qui est apportée par les eaux de ruissellement.
Cependant, l’amplitude de la crue ou le débit maximal atteint sont mal
corrélés avec l’augmentation de la concentration en phosphore. En
particulier, lorsque plusieurs crues se succèdent rapidement, l’augmentation de concentration en phosphore est moins forte dans les
crues suivantes que dans la première (Cann, 1990a). Letude des crues
montre qu’une assez bonne corrélation peut être trouvée entre l’augmentation de concentration en phosphore total et le temps écoulé
depuis les dermères crues d’importance égale ou supérieure (Trouslard,
1993 ; François, 1994). Il existe donc une quantité de phosphore particulaire disponible pour l’érosion ou la remise en suspension dans l’eau
lors des crues qui se renouvelle progressivemenr dans l’intervalle de
temps entre deux crues.
L'optimisation des régressions entre teneur en MES des eaux et concentration en phosphore total conduit sur chaque bassin à une formule
identique du type :
[P
total
] = A. [matières minérales] 0,67 + B. [matières organiques]
— Zf(délai et crues précédentes).
Dans cette équation, le premier terme joue généralement le rôle prépondérant et le coeffîcient A caractérise la charge en phosphore des sols
érodables du bassin considéré. Le coefficient B traduit plutôt la sensibilité des équipements du bassin au transfert direct. Ce type d’équation s’est bien adapté à tous les bassins testés.
• Variations saisonnières
L’énorme amplitude des variations de concentration en phosphore lors
des crues rend difficile l'étude des variations saisonnières. Un modèle
de variation des concentrations en crue a été établi statistiquement par
régression multiple. Les écarts entre les concentrations réelles mesurées
et les concentrations simulées par ce modèle présentent une variation
saisonnière d’amplitude très faible, légèrement au-dessous du seuil de
signification statistique. Les pluies et, par conséquent, les crues sont
plus fréquentes et donc plus rapprochées en hiver qu’en été. L’impact
du besoin de renouvellement du stock de phosphore disponible pour
le transfert entre deux crues suffit à produire statistiquement une telle variation saisonnière des concentrations en phosphore. L’effet des saisons sur le transfert de phosphore est donc essentiellement lié à la pluviosité ; si d’autres effets existent, ils sont marginaux (François, 1994).
• Variations interannuelles
Les flux de phosphore transportés chaque année par le Coët-Dan à l’exutoire du bassin ont été calculés. Ils varient entre 300 kg et plus de
3 000 kg de phosphore total par an. L’augmentation de la teneur des sols
en phosphore et le mécanisme d’alimentation des flux de phosphore
à partir de l’érosion des sols devraient aboutir à une augmentation cle
ce flux au fil des ans. En fait, les variations de flux sont surtout liées
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phore dépendent surtout de la charge solide du ruisseau qui est apportée par les eaux de ruissellement.
Cependant, l’amplitude de la crue ou le débit maximal atteint sont mal
corrélés avec l’augmentation de la concentration en phosphore. En
particulier, lorsque plusieurs crues se succèdent rapidement, l’augmentation de concentration en phosphore est moins forte dans les
crues suivantes que dans la première (Cann, 1990a). Letude des crues
montre qu’une assez bonne corrélation peut être trouvée entre l’augmentation de concentration en phosphore total et le temps écoulé
depuis les dermères crues d’importance égale ou supérieure (Trouslard,
1993 ; François, 1994). Il existe donc une quantité de phosphore particulaire disponible pour l’érosion ou la remise en suspension dans l’eau
lors des crues qui se renouvelle progressivemenr dans l’intervalle de
temps entre deux crues.
L'optimisation des régressions entre teneur en MES des eaux et concentration en phosphore total conduit sur chaque bassin à une formule
identique du type :
[P
total
] = A. [matières minérales] 0,67 + B. [matières organiques]
— Zf(délai et crues précédentes).
Dans cette équation, le premier terme joue généralement le rôle prépondérant et le coeffîcient A caractérise la charge en phosphore des sols
érodables du bassin considéré. Le coefficient B traduit plutôt la sensibilité des équipements du bassin au transfert direct. Ce type d’équation s’est bien adapté à tous les bassins testés.
• Variations saisonnières
L’énorme amplitude des variations de concentration en phosphore lors
des crues rend difficile l'étude des variations saisonnières. Un modèle
de variation des concentrations en crue a été établi statistiquement par
régression multiple. Les écarts entre les concentrations réelles mesurées
et les concentrations simulées par ce modèle présentent une variation
saisonnière d’amplitude très faible, légèrement au-dessous du seuil de
signification statistique. Les pluies et, par conséquent, les crues sont
plus fréquentes et donc plus rapprochées en hiver qu’en été. L’impact
du besoin de renouvellement du stock de phosphore disponible pour
le transfert entre deux crues suffit à produire statistiquement une telle variation saisonnière des concentrations en phosphore. L’effet des saisons sur le transfert de phosphore est donc essentiellement lié à la pluviosité ; si d’autres effets existent, ils sont marginaux (François, 1994).
• Variations interannuelles
Les flux de phosphore transportés chaque année par le Coët-Dan à l’exutoire du bassin ont été calculés. Ils varient entre 300 kg et plus de
3 000 kg de phosphore total par an. L’augmentation de la teneur des sols
en phosphore et le mécanisme d’alimentation des flux de phosphore
à partir de l’érosion des sols devraient aboutir à une augmentation cle
ce flux au fil des ans. En fait, les variations de flux sont surtout liées
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