Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
aux variations de pluviosité entre les années. Lors des années les plus
pluvieuses, il y a plus de crues ou des crues plus importantes qui transportent de plus grandes quantités de phosphore. On peut donc relier
facilement le flux de phosphore à la pluviosité de l’année ou à l’écoulement qui en résulte comme illustré pour les huit dernières années (fig. 3).
Le départ de phosphore des sols est trop lié à ce phénomène déclenchant
pour que l’on puisse distinguer l’effet de la charge en phosphore des
sols sur les flux. Cet effet ne sera observable qu’à long terme.
Figure 3
Flux annuels de phosphore
à l'exutoire du Coët-Dan
en fonction de l'écoulement.
Les flux annuels en phosphore soluble réactif varient moins que les flux
en phosphore total. Ce résultat est cohérent avec les observations de variations de concentration en crue puisque la concentration en phosphore
soluble réactif augmente bien moins que celle de phosphore total au
cours de chaque crue.
De manière générale, le mécanisme de départ du phosphore du bassin
vers l’eau, essentiellement lié au ruissellement qui s’accompagne d’érosion et de rinçage des surfaces imperméabilisées, conditionne donc les
variations de concentration et de flux de phosphore dans le ruisseau à
toutes les échelles de temps.
Étude du transfert de l’azote
Importance de l’azote d’origine agricole
La contribution de l’agriculture à la pollution des eaux est beaucoup
plus forte pour l’azote que pour le phosphore. Les apports d’origine
industrielle ou domestique représentent moins du quart du flux total.
De plus, comme pour le phosphore, les stations d’épuration peuvent
constituer une solution adaptée à la réduction de ces apports alors que
le caractère diffus des rejets agricoles ne permet pas le recours à ces
techniques.
Les mécanismes de dénitrification, autotrophes et hétérotrophes, diminuent cependant les rejets d’azote vers les eaux en détournant vers l’atmosphère une partie de l’excédent produit par l’activité agricole. Pour
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aux variations de pluviosité entre les années. Lors des années les plus
pluvieuses, il y a plus de crues ou des crues plus importantes qui transportent de plus grandes quantités de phosphore. On peut donc relier
facilement le flux de phosphore à la pluviosité de l’année ou à l’écoulement qui en résulte comme illustré pour les huit dernières années (fig. 3).
Le départ de phosphore des sols est trop lié à ce phénomène déclenchant
pour que l’on puisse distinguer l’effet de la charge en phosphore des
sols sur les flux. Cet effet ne sera observable qu’à long terme.
Figure 3
Flux annuels de phosphore
à l'exutoire du Coët-Dan
en fonction de l'écoulement.
Les flux annuels en phosphore soluble réactif varient moins que les flux
en phosphore total. Ce résultat est cohérent avec les observations de variations de concentration en crue puisque la concentration en phosphore
soluble réactif augmente bien moins que celle de phosphore total au
cours de chaque crue.
De manière générale, le mécanisme de départ du phosphore du bassin
vers l’eau, essentiellement lié au ruissellement qui s’accompagne d’érosion et de rinçage des surfaces imperméabilisées, conditionne donc les
variations de concentration et de flux de phosphore dans le ruisseau à
toutes les échelles de temps.
Étude du transfert de l’azote
Importance de l’azote d’origine agricole
La contribution de l’agriculture à la pollution des eaux est beaucoup
plus forte pour l’azote que pour le phosphore. Les apports d’origine
industrielle ou domestique représentent moins du quart du flux total.
De plus, comme pour le phosphore, les stations d’épuration peuvent
constituer une solution adaptée à la réduction de ces apports alors que
le caractère diffus des rejets agricoles ne permet pas le recours à ces
techniques.
Les mécanismes de dénitrification, autotrophes et hétérotrophes, diminuent cependant les rejets d’azote vers les eaux en détournant vers l’atmosphère une partie de l’excédent produit par l’activité agricole. Pour
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