Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
Ainsi, en 19X8, les élevages ne consommaient que 1,8 fois plus d’azote que les quantités contenues dans les végétaux produits sur le bassin,
pour un niveau de rendement des productions végétales comparable à
celui d’aujourd’hui. Les aliments du bétail constituent la principale
source d’entrées de nutriments (N, P...) sur le bassin.
La pression polluante résulte donc en premier lieu du déséquilibre entre
les quantités de nutriments consommées par les ateliers de production
animale et les quantités exportées par ces mêmes ateliers SOLIS forme de
produits animaux. Sur 392 t d’azote et 72 t de phosphore consommées
annuellement par les élevages, seulement 115 t d’azote (29,3 %) et
28 t de phosphore (38,9 % ) sont exportées du bassin sous forme de
produits animaux vendus. Chaque année, ce sont donc environ 280 t
d’azote et 45 t de phosphore, contenues dans les effluents d’élevage, qui
sont épandues sur les terres agricoles du bassin car les possibilités d'exportation vers les bassins versants voisins, déjà excédentaires, sont très
limitées. Ceci représente plus de 230 kg d’azote et près de 40 kg de
phosphore par hectare de surlace agricole utile (SAU ). Comme celui du
Kerharo, le bassin versant du Coët-Dan est dans une zone classée en excédent structurel (ZES).
• Productions végétales
Assolement
Les productions végétales sont déterminées par l’élevage et son intensification. Le total des cultures ayant une vocation fourragère (maïs,
céréales, prairies) représente actuellement 92,5 % de la surface agricole utile (SAU) contre 100 % il y a 25 ans. Les relevés d’occupation du
sol réalisés régulièrement de 1972 à 1998 font apparaître l’évolution
de la sole en maïs qui a augmenté de 16 % de la SAU en 1972 à 32 %
actuellement. Cette production est utilisée principalement pour l’affouragement des animaux, soit sous forme de maïs grain sec ou grain
humide pour l'alimentation des animaux monogastriques, soit sous
forme d’ensilage de la plante entière pour les bovins. Lorsque les besoins
des animaux sont assurés, le reste de la production est vendu. La part
du maïs dans l’assolement semble stabilisée autour cle 30 % depuis
1986 mais des fluctuations sont toujours possibles en fonction des cours
du maïs grain.
Parallèlement, la surface en prairies a diminué cle 50 % cle la SAU en
1972 à 25 % environ aujourd’hui. La nature des prairies a aussi été
profondément modifiée du fait du remplacement en très forte proportion des prairies de longue durée à flore complexe de type permanent
par des prairies temporaires de plus courte durée (3 à 7 ans), assolées,
à flore simple constituée très souvent par une graminée pure.
La part cles céréales (blé tendre d’hiver, orges d’hiver, triticale pour les
principales) a aussi fortement augmenté de 1974 (12 % de la SAU) à
1998 (25 %). Elle reste depuis autour de 25 %. Enfin, les cultures
légumières (haricots, pois, oignons...), après une période de niveau
haut à 16 % de la SAU en 1991 après l’instauration des quotas laitiers,
114
Ainsi, en 19X8, les élevages ne consommaient que 1,8 fois plus d’azote que les quantités contenues dans les végétaux produits sur le bassin,
pour un niveau de rendement des productions végétales comparable à
celui d’aujourd’hui. Les aliments du bétail constituent la principale
source d’entrées de nutriments (N, P...) sur le bassin.
La pression polluante résulte donc en premier lieu du déséquilibre entre
les quantités de nutriments consommées par les ateliers de production
animale et les quantités exportées par ces mêmes ateliers SOLIS forme de
produits animaux. Sur 392 t d’azote et 72 t de phosphore consommées
annuellement par les élevages, seulement 115 t d’azote (29,3 %) et
28 t de phosphore (38,9 % ) sont exportées du bassin sous forme de
produits animaux vendus. Chaque année, ce sont donc environ 280 t
d’azote et 45 t de phosphore, contenues dans les effluents d’élevage, qui
sont épandues sur les terres agricoles du bassin car les possibilités d'exportation vers les bassins versants voisins, déjà excédentaires, sont très
limitées. Ceci représente plus de 230 kg d’azote et près de 40 kg de
phosphore par hectare de surlace agricole utile (SAU ). Comme celui du
Kerharo, le bassin versant du Coët-Dan est dans une zone classée en excédent structurel (ZES).
• Productions végétales
Assolement
Les productions végétales sont déterminées par l’élevage et son intensification. Le total des cultures ayant une vocation fourragère (maïs,
céréales, prairies) représente actuellement 92,5 % de la surface agricole utile (SAU) contre 100 % il y a 25 ans. Les relevés d’occupation du
sol réalisés régulièrement de 1972 à 1998 font apparaître l’évolution
de la sole en maïs qui a augmenté de 16 % de la SAU en 1972 à 32 %
actuellement. Cette production est utilisée principalement pour l’affouragement des animaux, soit sous forme de maïs grain sec ou grain
humide pour l'alimentation des animaux monogastriques, soit sous
forme d’ensilage de la plante entière pour les bovins. Lorsque les besoins
des animaux sont assurés, le reste de la production est vendu. La part
du maïs dans l’assolement semble stabilisée autour cle 30 % depuis
1986 mais des fluctuations sont toujours possibles en fonction des cours
du maïs grain.
Parallèlement, la surface en prairies a diminué cle 50 % cle la SAU en
1972 à 25 % environ aujourd’hui. La nature des prairies a aussi été
profondément modifiée du fait du remplacement en très forte proportion des prairies de longue durée à flore complexe de type permanent
par des prairies temporaires de plus courte durée (3 à 7 ans), assolées,
à flore simple constituée très souvent par une graminée pure.
La part cles céréales (blé tendre d’hiver, orges d’hiver, triticale pour les
principales) a aussi fortement augmenté de 1974 (12 % de la SAU) à
1998 (25 %). Elle reste depuis autour de 25 %. Enfin, les cultures
légumières (haricots, pois, oignons...), après une période de niveau
haut à 16 % de la SAU en 1991 après l’instauration des quotas laitiers,
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