Bassins versants
Tableau 1 - Chargements d’animaux comparés selon les régions.
Densité d'animaux
à l’hectare
Bassin
du Coët-Dan
Bretagne
France
Union
européenne
Vaches laitières
0, 473
0,502
0,195
0,181
Total bovins
0,890
1,38 1
0,7 1 4
0,629
Truies
0,618
0,3 45
0,040
0,085
Porcs charcutiers produits
24,12
5,55
0,59
Le bassin versant du Coët-Dan est plus chargé en porcs que le reste de
la région et un peu moins en bovins mais la différence n’est que de 6 %
pour les bovins laitiers qui représentent environ 50 % du total des
bovins. L’accroissement du cheptel porcin s’est poursuivi après 1988
comme on peut le constater sur la figure 3.
Figure 3
Évolution du cheptel porcin
sur le bassin versant
du Coët-Dan à Naizin (56).
À l’échelle de la France, comme de la Bretagne, les effectifs bovins sont
stables, en légère régression depuis l’instauration des quotas laitiers. Par
contre, de 1 970 à 1 995, les effectifs porcins en Bretagne ont augmenté plus vite qu’à l’échelon national. Sur le bassin, cette augmentation
a été encore plus rapide. Le cheptel porcin a été multiplié par six en
moins de vingt ans.
L’activité d’élevage est la principale source de revenu des exploitations
du bassin. Il n’existe pas d’exploitation tirant tous ses revenus des seules
productions végétales.
Malgré leur bon niveau de rendement, les productions végétales sont
quantitativement très insuffisantes pour assurer l’alimentation des ateliers animaux. Une enquête réalisée en 1994 par le Cemagref de Rennes
auprès de 40 agriculteurs exploitant 820 ha sur le bassin, représentant
donc 75 % de la SAU, démontre que la quantité totale fixée par les productions végétales sur le bassin cette année était de 1 50 t d’azote alors
que, dans le même temps, les élevages en avaient consommé 392 t, soit
2,6 fois plus. Ceci illustre bien le caractère hors sol de la production animale. Pour le phosphore, le constat est encore plus net, les animaux
consomment 3,6 fois plus que les quantités utilisées par les végétaux.
L’azote et le phosphore des cultures sont utilisés respectivement à 75 %
et 71 % par les élevages. Des enquêtes similaires réalisées auparavant
montrent d’ailleurs que, selon ces critères, le caractère hors sol des productions animales s’est accentué ces vingt dernières années.
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