Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
biogéochimique. En résumé, i’hydrologie et la biogéochimie sont
contrôlées par la topographie. Le bassin versant peut être séparé en
deux domaines : (i) les plateaux et les versants bien drainés avec un
transfert vertical jusqu’à la nappe; (ii) les zones hydromorphes de basfonds, présentant une nappe perchée dénitrifiante et un ruissellement
superficiel (Curmi et al., 1997). Il a été montré que cette nappe perchée
dénitrifiante pouvait contribuer pour 15 à 30 % à lëcoulement de crue,
favorisant ainsi, comme les eaux de ruissellement, la baisse cles concentrations en nitrate observée dans le ruisseau en début de crue. D’après
ces travaux, la composition des eaux en période de crue est bien rendue
par un modèle cle mélange utilisant quatre compartiments : les eaux de
versant et celles de la nappe riches en nitrate, les eaux cle pluie (du
ruissellement) et les eaux issues cle la nappe perchée dénitrifiante pauvres
en nitrate. Le rôle cles zones humides sur l’abaissement des flux de
nitrate a ainsi pu être précisé (Curmi et al., 1997).
D'après la carte pédologique (Walter & Curmi, 1998), les zones humides
représentent 20 % de la surface mais leur répartition sur le bassin varie
d amont en aval, donc globalement suivant un axe nord-sud. Elles se
situent principalement de part et d’autre des ruisseaux, constituant
ainsi une bancle de quelques centaines de mètres cle largeur en amont
(jusqu à 500 m), plus étroite en aval (150 m au maximum) et pratiquement imnterrompue sur toute la longueur du ruisseau. Dans les
deux tiers amont du bassin versant, les sols classés hydromorphes ou
peu hydromorphes dominent alors que, dans le dernier tiers, cette tendance s inverse, en relation avec un relief plus accentué, et ce sont les
sols bien clraines qui clominent. Ceci est particulièrement net sur le
sous-bassin de La Villeneuve où l’on trouve à la fois une étroite bande
de sols hydromorphes à proximité du ruisseau et cles sols bien drainés
sur la plupart cle la surface.
Activité agricole et occupation du sol
• L’élevage
L’intensification de l’agriculture s’est surtout manifestée ces trente dernières années par le développement de lelevage hors sol de porcs et de
volailles. Si l’on compare les chiffres des recensements agricoles de 1970
à 1988 pour la commune de Naizin, on note une stagnation, voire une
légère diminution pour les effectifs bovins (cle 3 492 à 3 182). Par contre,
les effectifs porcins et avicoles (poulets de chair et dindes) ont considérablement augmenté en passant respectivement de 7 691 à 28 849 et de
37 1 06 a 80865. Les élevages bovins ont aussi été intensifiés, ce qui est
traduit par une augmentation du chargement (nombre d’animaux exprimé en unités de gros bétail bovin ou UGB par hectare de surface fourragère principale) qui est passé cle 1,71 en 1991 à 1,88 en 1994 (Turpin, 1996) alors que, dans le même temps, la surface en prairies diminuait. Les densités d élevage à l’échelle cle la Bretagne et de la France
peuvent être comparées à celle du bassin au travers du nombre d’animaux
à l’hectare (Cann & Villebonnet, 1993) (tab. 1).
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biogéochimique. En résumé, i’hydrologie et la biogéochimie sont
contrôlées par la topographie. Le bassin versant peut être séparé en
deux domaines : (i) les plateaux et les versants bien drainés avec un
transfert vertical jusqu’à la nappe; (ii) les zones hydromorphes de basfonds, présentant une nappe perchée dénitrifiante et un ruissellement
superficiel (Curmi et al., 1997). Il a été montré que cette nappe perchée
dénitrifiante pouvait contribuer pour 15 à 30 % à lëcoulement de crue,
favorisant ainsi, comme les eaux de ruissellement, la baisse cles concentrations en nitrate observée dans le ruisseau en début de crue. D’après
ces travaux, la composition des eaux en période de crue est bien rendue
par un modèle cle mélange utilisant quatre compartiments : les eaux de
versant et celles de la nappe riches en nitrate, les eaux cle pluie (du
ruissellement) et les eaux issues cle la nappe perchée dénitrifiante pauvres
en nitrate. Le rôle cles zones humides sur l’abaissement des flux de
nitrate a ainsi pu être précisé (Curmi et al., 1997).
D'après la carte pédologique (Walter & Curmi, 1998), les zones humides
représentent 20 % de la surface mais leur répartition sur le bassin varie
d amont en aval, donc globalement suivant un axe nord-sud. Elles se
situent principalement de part et d’autre des ruisseaux, constituant
ainsi une bancle de quelques centaines de mètres cle largeur en amont
(jusqu à 500 m), plus étroite en aval (150 m au maximum) et pratiquement imnterrompue sur toute la longueur du ruisseau. Dans les
deux tiers amont du bassin versant, les sols classés hydromorphes ou
peu hydromorphes dominent alors que, dans le dernier tiers, cette tendance s inverse, en relation avec un relief plus accentué, et ce sont les
sols bien clraines qui clominent. Ceci est particulièrement net sur le
sous-bassin de La Villeneuve où l’on trouve à la fois une étroite bande
de sols hydromorphes à proximité du ruisseau et cles sols bien drainés
sur la plupart cle la surface.
Activité agricole et occupation du sol
• L’élevage
L’intensification de l’agriculture s’est surtout manifestée ces trente dernières années par le développement de lelevage hors sol de porcs et de
volailles. Si l’on compare les chiffres des recensements agricoles de 1970
à 1988 pour la commune de Naizin, on note une stagnation, voire une
légère diminution pour les effectifs bovins (cle 3 492 à 3 182). Par contre,
les effectifs porcins et avicoles (poulets de chair et dindes) ont considérablement augmenté en passant respectivement de 7 691 à 28 849 et de
37 1 06 a 80865. Les élevages bovins ont aussi été intensifiés, ce qui est
traduit par une augmentation du chargement (nombre d’animaux exprimé en unités de gros bétail bovin ou UGB par hectare de surface fourragère principale) qui est passé cle 1,71 en 1991 à 1,88 en 1994 (Turpin, 1996) alors que, dans le même temps, la surface en prairies diminuait. Les densités d élevage à l’échelle cle la Bretagne et de la France
peuvent être comparées à celle du bassin au travers du nombre d’animaux
à l’hectare (Cann & Villebonnet, 1993) (tab. 1).
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