Bassins versants
totaux du bassin. Enfin, le BRGM a réalisé des forages à différentes
profondeurs à Stimoës, La Villeneuve, Kervidy destinés à étudier qualitativement et quantitativement les écoulements souterrains à différentes profondeurs et leurs liaisons avec les eaux du Coët-Dan.
L’équipement de mesure du bassin ainsi que les séries de données déjà
recueillies permettent l’étude et le suivi environnemental d une portion de territoire assez représentative des zones rurales en Bretagne,
incluant l’activité agricole et des activités non agricoles avec le bourg
de Naizin (lagune, plan d’eau et base de loisirs).
Sous-sol et sols
Le sous-sol est constitué par des schistes briovériens contenant des
inclusions gréseuses d’importance limitée, recouverts par une couche
d’altération. Les altérites, présentes aussi bien sur les plateaux que dans
les zones de fond de versant, sont surmontées par des limons d’origine
loessique de 0,5 à 1 m d’épaisseur. Le ruisseau coule dans des alluvions
modernes.
Les sols cultivés sont majoritairement à texture limono-argileuse avec une
teneur en argile comprise entre 10 et 20 %, riches en matière organique
(3 à 7 %) et acides. Cette tendance à l’acidité est corrigée par des apports
réguliers d’amendements calcaires. Ainsi, le pH des sols cultivés varie
entre 5,5 et 6,6 (Walter & Curmi, 1998). La teneur en phosphore assimilable exprimée en P2 O5 (méthode Dyer) est élevée et dépasse fréquemment les valeurs admises (0,30 %c) pour des sols correctement
pourvus. Ces fortes valeurs résultent des apports répétés depuis au moins
trente ans des lisiers et fumiers provenant des élevages intensifs conjugués, jusqu’aux années quatre-vingt, avec des fumures phosphatées
minérales. On note aussi une migration lente du phosphore dans la
profondeur du sol (40 cm) ainsi qu’une tendance à l’accumulation en
bas des pentes en raison des transports solides par ruissellement et de
l'érosion (Comlan, 1996; Gascuel-Odoux et al., 1995). Les teneurs en
potassium assimilable sont également élevées, en relation avec les
mêmes pratiques d’épandage d’effluents d’élevage.
Les potentialités de production sont globalement bonnes pour la plupart cles cultures annuelles et pour les prairies. Cependant, 25 % des
parcelles cultivées présentent des contraintes limitantes pour leur production en raison d’une hydromorphie prononcée ou d’une profondeur
de sol insuffisante alors que la pente n’est que très rarement limitante
pour le travail du sol.
Fonctionnement hydrologique et biogéochimique
Les travaux multidisciplinaires et interorganismes réalisés dans le cadre
du programme Cormoran (caractérisation, observation, modélisation des
transferts de masse et d’énergie en milieu agricole intensiO mis en
place par l'Inra de Rennes (unité des sciences du sol et de bioclimatologie) ont permis de préciser le fonctionnement hydrologique et
111
totaux du bassin. Enfin, le BRGM a réalisé des forages à différentes
profondeurs à Stimoës, La Villeneuve, Kervidy destinés à étudier qualitativement et quantitativement les écoulements souterrains à différentes profondeurs et leurs liaisons avec les eaux du Coët-Dan.
L’équipement de mesure du bassin ainsi que les séries de données déjà
recueillies permettent l’étude et le suivi environnemental d une portion de territoire assez représentative des zones rurales en Bretagne,
incluant l’activité agricole et des activités non agricoles avec le bourg
de Naizin (lagune, plan d’eau et base de loisirs).
Sous-sol et sols
Le sous-sol est constitué par des schistes briovériens contenant des
inclusions gréseuses d’importance limitée, recouverts par une couche
d’altération. Les altérites, présentes aussi bien sur les plateaux que dans
les zones de fond de versant, sont surmontées par des limons d’origine
loessique de 0,5 à 1 m d’épaisseur. Le ruisseau coule dans des alluvions
modernes.
Les sols cultivés sont majoritairement à texture limono-argileuse avec une
teneur en argile comprise entre 10 et 20 %, riches en matière organique
(3 à 7 %) et acides. Cette tendance à l’acidité est corrigée par des apports
réguliers d’amendements calcaires. Ainsi, le pH des sols cultivés varie
entre 5,5 et 6,6 (Walter & Curmi, 1998). La teneur en phosphore assimilable exprimée en P2 O5 (méthode Dyer) est élevée et dépasse fréquemment les valeurs admises (0,30 %c) pour des sols correctement
pourvus. Ces fortes valeurs résultent des apports répétés depuis au moins
trente ans des lisiers et fumiers provenant des élevages intensifs conjugués, jusqu’aux années quatre-vingt, avec des fumures phosphatées
minérales. On note aussi une migration lente du phosphore dans la
profondeur du sol (40 cm) ainsi qu’une tendance à l’accumulation en
bas des pentes en raison des transports solides par ruissellement et de
l'érosion (Comlan, 1996; Gascuel-Odoux et al., 1995). Les teneurs en
potassium assimilable sont également élevées, en relation avec les
mêmes pratiques d’épandage d’effluents d’élevage.
Les potentialités de production sont globalement bonnes pour la plupart cles cultures annuelles et pour les prairies. Cependant, 25 % des
parcelles cultivées présentent des contraintes limitantes pour leur production en raison d’une hydromorphie prononcée ou d’une profondeur
de sol insuffisante alors que la pente n’est que très rarement limitante
pour le travail du sol.
Fonctionnement hydrologique et biogéochimique
Les travaux multidisciplinaires et interorganismes réalisés dans le cadre
du programme Cormoran (caractérisation, observation, modélisation des
transferts de masse et d’énergie en milieu agricole intensiO mis en
place par l'Inra de Rennes (unité des sciences du sol et de bioclimatologie) ont permis de préciser le fonctionnement hydrologique et
111
