En début d'expérience les particules les plus grossières (diamètre moyen de 24 pm à TO +
5 mn) décantent en masse, mais elles sont peut chargées en bactéries. Ce n'est que dans un
deuxième temps que les particules fines (diamètres moyen de 8 pm à TO + 500 mn), riches
en matière organique et en bactéries, sédimentent. En fait, il faut presque 10 heures pour
que les concentrations bactériennes diminuent d'un logarithme.
La contamination du sédiment
Sur le littoral, la contamination du sédiment sera fonction des conditions hydrodynamiques ;
des dépôts de particules chargées en bactéries pourront avoir lieu dans les zones peu
profondes, abritées des courants et du clapot, et lorsque les temps de résidence seront
suffisamment longs.
Sur le site de Morlaix, les plus fortes contaminations en bactéries fécales dans le sédiment
sont observées à l'amont de l'estuaire sur les vasières. Les concentrations bactériennes les
plus élevées sont mesurées dans le sédiment superficiel (dans le premier centimètre) ; elles
y sont plus de cent fois supérieures à celles mesurées à quelques centimètres de profondeur
(fig. 2) ; néanmoins, on observe la persistance de bactéries fécales en milieu anoxique à
10 cm de profondeur (les streptocoques fécaux se maintenant mieux que les coliformes
fécaux).
Coliformes fécaux
Streptocoques fécaux
Log. CF/g. Séd. hum.
Log SF/g Séd. hum.
Figure 2 . \ ariation de la concentration en bactéries en fonction de la profondeur dans quatre sédiments de
l'estuaire de Morlaix.
Les bactéries ont pu se déposer en même temps sur la matière organique issue des rejets.
Dans les zones amont de l'estuaire de Morlaix, le pourcentage de matière organique dans
les sédiments est élevé (5 à 6 % de carbone organique) et la flore fécale représente environ
1/100 de la flore hétérotrophe (bactéries utilisant la matière organique pour se développer
et numérées sur un milieu de culture non sélectif). Lorsque l'on s'éloigne du rejet et dans
des sédiments plus pauvres en matière organique, cette flore devient mineure, voire
insignifiante, par rapport à la flore hétérotrophe (fig. 3).
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