Il faut noter à la station de Morlaix, l'existence d'un by-pass qui fonctionne lorsque les
débits en entrée sont trop importants (pluies abondantes...) ; l'effluent brut est alors
directement rejeté dans la rivière. Les volumes non traités sont de 13 % des volumes
d'entrée en moyenne, avec des extrêmes de 0 à 25 %. Mais, compte tenu des fortes
concentrations bactériennes, ce rejet annexe peut représenter jusqu'à 85 % du flux de
coliformes fécaux rejeté par la station. Ces opérations de "by-passage", bien
qu'occasionnelles, représentent des bouffées de contamination très importantes vis-à-vis du
milieu récepteur.
Pour les rendements d'épuration, on remarque une nette différence entre les deux stations
étudiées : le traitement physico-chimique ne donne qu'un rendement de 20 à 50 % pour les
germes-test, alors que le traitement à boues activées permet un rendement de 90 %
(abattement d'une unité log des concentrations). Ces rendements sont classiques mais
insuffisants, compte tenu des fortes concentrations observées dans les effluents d'entrée.
L'abattement des Salmonelles est du même ordre de grandeur que celui des germes-test,
dans les deux stations.
Figure 3 : Relation entre l'élimination des matières en suspension (MES) et celle des germes-test, par les deux
stations d'épuration.
Toulon
Morlaix
Un des objectifs de l'épuration des eaux usées est l'élimination des matières en suspension
(MES). Il est intéressant de comparer le rendement d'élimination des MES et celui des
germes-tests : le rendement moyen de 80 % pour les MES ne correspond qu'à un
rendement de 30 à 40 % pour les germes-tests à Toulon mais de 90 % à Morlaix (fig. 3).
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