Le traitement à boues activées montre une bonne corrélation entre les deux rendements,
mais il semble que le phénomène biologique qu'il met en oeuvre, intervienne, car à Toulon,
une augmentation de l'abattement des MES ne permet pas une meilleure élimination des
bactéries.
ASPECTS QUALITATIFS
Nous nous sommes ensuite intéressés à la forme sous laquelle ces bactéries d'origine fécale
sont rejetées dans le milieu marin. On le voit nettement en microscopie à épifluorescence,
il existe, dans un effluent traité, des micro-colonies bactériennes, ainsi que des amas de
matière organique dans lesquels sont piégées des bactéries. Pour savoir si les coliformes
fécaux sont concernés par cette forme d'agrégation, qui peut intervenir dans les phénomènes
de sédimentation, et de protection vis-à-vis du milieu marin par apports de nutriments
(Albright et al., 1986), nous avons effectué des filtrations différentielles. L'échantillon est
tout d'abord filtré sur membrane Nuclepore de porosité 3 pm, puis le filtrat sur membranes
0,22 pm. Les filtres sont ensuite mis en culture sur gélose. La proportion de coliformes
fécaux associés à des particules ou à des amas supérieurs à 3 pm est de 28 % à Morlaix
(n = 6) et de 25 % à Toulon (n = 5), dans l'effluent traité. Ces chiffres seront repris dans
l'élaboration d'un modèle de transport sédimentaire appliqué aux bactéries, dans l'estuaire
de Morlaix (Le Hir et al., 1991).
Enfin, il semblait nécessaire d'évaluer le caractère de tolérance au sel (halotolérance) de ces
bactéries qui seront rejetées en milieu marin. En effet, un des facteurs majeurs de stress et
donc de mortalité des bactéries allochtones en milieu marin est le choc osmotique induit par
la salinité. Nous avons constaté que 25 % de la flore hétérotrophe des effluents supportent
des teneurs en NaCl de 20 à 40 g/1, en culture. Cette flore est composée en grande partie
de bactéries d'origine entérique ; plus précisément, 19 souches de Salmonella et 14 souches
de E. coli, isolées de la station de Morlaix, montrent une halotolérance intrinsèque de 20 g/1
de NaCl. Ces bactéries sont donc capables de cultiver en milieu minimum (M63 : base
minérale et glucose) à une salinité et une pression osmotique voisines de celles de l'eau
côtière. Ce caractère d'halotolérance est important puisqu'il conditionne en partie la survie
de ces bactéries dans le milieu marin.
CONCLUSION
Ainsi, nous avons vu que les stations d'épuration rejettent des flux importants de bactéries
d origine fécale, malgré un rendement d'élimination inférieur ou égal à 90 % qui est
classiquement jugé satisfaisant. Parmi ces bactéries, on trouve des pathogènes potentiels
pour 1 homme, et il apparaît indispensable d'étudier leur comportement et leur survie dans
le milieu marin récepteur. Cette démarche s'impose lorsque les rejets se font près de zones
sensibles du littoral : zones de baignade ou de conchyliculture, pour lesquelles les risques
sanitaires sont les plus importants.
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mais il semble que le phénomène biologique qu'il met en oeuvre, intervienne, car à Toulon,
une augmentation de l'abattement des MES ne permet pas une meilleure élimination des
bactéries.
ASPECTS QUALITATIFS
Nous nous sommes ensuite intéressés à la forme sous laquelle ces bactéries d'origine fécale
sont rejetées dans le milieu marin. On le voit nettement en microscopie à épifluorescence,
il existe, dans un effluent traité, des micro-colonies bactériennes, ainsi que des amas de
matière organique dans lesquels sont piégées des bactéries. Pour savoir si les coliformes
fécaux sont concernés par cette forme d'agrégation, qui peut intervenir dans les phénomènes
de sédimentation, et de protection vis-à-vis du milieu marin par apports de nutriments
(Albright et al., 1986), nous avons effectué des filtrations différentielles. L'échantillon est
tout d'abord filtré sur membrane Nuclepore de porosité 3 pm, puis le filtrat sur membranes
0,22 pm. Les filtres sont ensuite mis en culture sur gélose. La proportion de coliformes
fécaux associés à des particules ou à des amas supérieurs à 3 pm est de 28 % à Morlaix
(n = 6) et de 25 % à Toulon (n = 5), dans l'effluent traité. Ces chiffres seront repris dans
l'élaboration d'un modèle de transport sédimentaire appliqué aux bactéries, dans l'estuaire
de Morlaix (Le Hir et al., 1991).
Enfin, il semblait nécessaire d'évaluer le caractère de tolérance au sel (halotolérance) de ces
bactéries qui seront rejetées en milieu marin. En effet, un des facteurs majeurs de stress et
donc de mortalité des bactéries allochtones en milieu marin est le choc osmotique induit par
la salinité. Nous avons constaté que 25 % de la flore hétérotrophe des effluents supportent
des teneurs en NaCl de 20 à 40 g/1, en culture. Cette flore est composée en grande partie
de bactéries d'origine entérique ; plus précisément, 19 souches de Salmonella et 14 souches
de E. coli, isolées de la station de Morlaix, montrent une halotolérance intrinsèque de 20 g/1
de NaCl. Ces bactéries sont donc capables de cultiver en milieu minimum (M63 : base
minérale et glucose) à une salinité et une pression osmotique voisines de celles de l'eau
côtière. Ce caractère d'halotolérance est important puisqu'il conditionne en partie la survie
de ces bactéries dans le milieu marin.
CONCLUSION
Ainsi, nous avons vu que les stations d'épuration rejettent des flux importants de bactéries
d origine fécale, malgré un rendement d'élimination inférieur ou égal à 90 % qui est
classiquement jugé satisfaisant. Parmi ces bactéries, on trouve des pathogènes potentiels
pour 1 homme, et il apparaît indispensable d'étudier leur comportement et leur survie dans
le milieu marin récepteur. Cette démarche s'impose lorsque les rejets se font près de zones
sensibles du littoral : zones de baignade ou de conchyliculture, pour lesquelles les risques
sanitaires sont les plus importants.
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