récemment dans les eaux côtières, préférentiellement dans les zones soumises à des
enrichissement en sels nutritifs. Sans que le lien entre eutrophisation au sens habituel
(exposé ci-dessus) et prolifération d'espèces toxiques ait pu être objectivement démontré,
il est frappant de constater qu'en France aussi (Belin et al., 1989), les apparitions recensées
de blooms phytoplanctoniques toxiques (fig. 5) ont connu une augmentation parallèle à celle
des phénomènes d'eutrophisation. Les espèces incriminées en France sont Dinophysis sp.
(toxine diarrhéique), Alexandrium minutum (toxine paralytique) et Gyrodinium aureolum
(ichtyotoxine).
Figure 4 : Répartition mondiale des sites côtiers subissant des anoxies des eaux de fond (document A. Chapelle).
Figure 5 : Evolution pluri-annuelle du nombre annuel de proliférations d'espèces phytoplanctoniques toxiques
recensées en France (Belin et al., 1990).
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