à partir du phosphore est toujours supérieure à celle qui serait synthétisable sur la base de
l'azote. Cela signifie que l'effluent brut est excédentaire en phosphore ou, ce qui revient au
même, que l'azote serait le facteur limitant de la production primaire dans un effluent urbain
brut. Dans les effluents épurés, le changement majeur provient à l'évidence de l'élimination
significative du phosphore par la filière physico-chimique (Toulon) : la matière organique
potentielle est alors équivalente en base azote ou en base phosphore.
Selon que le milieu récepteur peut être considéré comme limitant en azote ou en phosphore
pour la production primaire, on évalue grâce à ces calculs la charge organique totale qu'il
aura à supporter.
Tableau 4 : Comparaison des flux de matières organiques présente et potentielle dans les effluents bruts et épurés
des stations d'épuration de Morlaix (1986) et de Toulon-Est (1985).
LIEU
Flux
Matière organique dans l'effluent
(kg/j)
Matière organique potentielle
Base N
Base P
MORLAIX
BRUT
1 060
|
970
2 600
ÉPURÉ
100
|
980
1 800
TOULON
BRUT
3 500
|
4 500
11 300
ÉPURÉ
2 000
|
5 200
4 000
Tableau 5 : Comparaison du rendement d'épuration classique basé sur (MES, DBO, DCO) et de l'efficacité relative
au milieu (ERM) calculée en prenant en compte la matière organique présente plus la matière
organique potentielle. Les nombres représentent les pourcentages d'efficacité.
ERM : Efficacité relative au Milieu.
RENDEMENT
FILIERE
1986
Boues activées
(MORLAIX)
1989
Physico-chimique
(TOULON)
1985
Rendement
classique
95
85
65
ERM base N
46
54
11
ERM base P
41
43
59
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