En référence aux MES, à la DBO et à la DCO, on vérifie que le traitement biologique est
lus efficace que le traitement physico-chimique (tab. 3), conformément aux performances
i reconnues de ces filières (Degrémont, 1987).
Exprimée en termes de carbone, azote et phosphore, cette supériorité du traitement à boues
activées se confirme pour le carbone et l'azote mais non pour le phosphore. En effet, la
filière biologique non seulement élimine la matière organique particulaire et dissoute par
dégradation bactérienne, mais également permet une bonne décantation du matériel
particulaire non dégradé, grâce à de longs temps de séjour. Ce traitement convient
parfaitement à l'élimination du carbone. L'azote est également éliminé en proportions
significatives (jusqu'à 50 %). Mais le phosphore, en grande partie sous forme dissoute et
très excédentaire par rapport aux besoins de la flore bactérienne active dans le traitement,
ne subit qu'un abattement d'un tiers environ.
Tableau 3 : Taux d'abattement (rendements d'épuration) pour les principaux constituants des effluents
aux stations d'épuration de Morlaix (boues activées) et Toulon-Est (physico-chimique).
Constituant
TAUX D'ABATTEMENT %
MORLAIX
TOULON
1985
1986
1989
MES
95
83
65
DCO
94
84
45
DBO
96
89
-
COD
83
79
5
COP
94
83
74
CO total
90
82
52
N-NH,
- 27
10
- 16
NOD
99
76
19
NOP
93
54
68
N total
51
32
6
&
P-PO4
- 11
13
55
PP
90
-
78
P total
35
26
67
La filière physico-chimique accélère la floculation du matériel particulaire mais reste peu
efficace pour l'épuration des matières dissoutes. En revanche, les additifs chimiques utilisés
dans le procédé ont une action très efficace sur l'élimination du phosphore (2/3 environ).
Néanmoins, l'anoxie du décanteur lamellaire terminal crée des conditions favorables à une
remise en solution du phosphate, ce qui limite probablement le rendement en phosphore qui,
théoriquement, peut atteindre 90 %.
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lus efficace que le traitement physico-chimique (tab. 3), conformément aux performances
i reconnues de ces filières (Degrémont, 1987).
Exprimée en termes de carbone, azote et phosphore, cette supériorité du traitement à boues
activées se confirme pour le carbone et l'azote mais non pour le phosphore. En effet, la
filière biologique non seulement élimine la matière organique particulaire et dissoute par
dégradation bactérienne, mais également permet une bonne décantation du matériel
particulaire non dégradé, grâce à de longs temps de séjour. Ce traitement convient
parfaitement à l'élimination du carbone. L'azote est également éliminé en proportions
significatives (jusqu'à 50 %). Mais le phosphore, en grande partie sous forme dissoute et
très excédentaire par rapport aux besoins de la flore bactérienne active dans le traitement,
ne subit qu'un abattement d'un tiers environ.
Tableau 3 : Taux d'abattement (rendements d'épuration) pour les principaux constituants des effluents
aux stations d'épuration de Morlaix (boues activées) et Toulon-Est (physico-chimique).
Constituant
TAUX D'ABATTEMENT %
MORLAIX
TOULON
1985
1986
1989
MES
95
83
65
DCO
94
84
45
DBO
96
89
-
COD
83
79
5
COP
94
83
74
CO total
90
82
52
N-NH,
- 27
10
- 16
NOD
99
76
19
NOP
93
54
68
N total
51
32
6
&
P-PO4
- 11
13
55
PP
90
-
78
P total
35
26
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La filière physico-chimique accélère la floculation du matériel particulaire mais reste peu
efficace pour l'épuration des matières dissoutes. En revanche, les additifs chimiques utilisés
dans le procédé ont une action très efficace sur l'élimination du phosphore (2/3 environ).
Néanmoins, l'anoxie du décanteur lamellaire terminal crée des conditions favorables à une
remise en solution du phosphate, ce qui limite probablement le rendement en phosphore qui,
théoriquement, peut atteindre 90 %.
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