séjour montre que l’hypothèse de courant permanent est valable lorsque le courant est fort,
supérieur à 5 ou 10 cm/s. Par contre, si le courant est faible, l'échelle de temps
caractéristique est plus faible que le temps de séjour et l'état stationnaire n'est jamais atteint.
Ainsi, si on compare, sur la figure 8, les dilutions en fonction de la distance, calculées d'une
part avec un courant permanent égal à 2, 6 ou 10 cm/s et d'autre part avec un courant qui
varie sinusoïdalement entre 2 et 10 cm/s avec une période de 12 h, on observe au lieu d'une
décroissance régulière, la formation de lentilles, qui se déplacent en fonction du temps, avec
des variations de la concentration d'un facteur 3 ou 4 entre deux points ou entre deux
instants successifs.
Figure 8 : Dilution en fonction de la distance. Comparaison entre courant permanent et courant variable.
La formation de ces bulles plus contaminées est d'autant plus efficace que le courant est
faible et qu'il tourne. Le nuage n'ayant pas le temps de s'échapper de la zone, il s'accumule
autour de l'émissaire. Sur la figure 9 est exposé le cas d'un courant qui varie de 2 à 5 cm/s
et fait un tour pendant 24 heures (cas souvent rencontré de par l'alternance des brises
côtières). Lorsqu'un courant plus fort et unidirectionnel s'établit après cette période de calme,
il entraîne cette bulle hors de la zone.
Avant d'atteindre l'état stationnaire, et une dilution correspondante forte autour de
l'émissaire, il existe donc un état transitoire lié aux conditions initiales. Or, cette étape
intermédiaire représente une situation très défavorable si le courant fort emporte cette bulle
vers une zone à protéger ; elle se diluera, en effet, assez lentement en fonction de la
distance, à moins qu'elle ne soit soumise à des cisaillements de courant importants.
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supérieur à 5 ou 10 cm/s. Par contre, si le courant est faible, l'échelle de temps
caractéristique est plus faible que le temps de séjour et l'état stationnaire n'est jamais atteint.
Ainsi, si on compare, sur la figure 8, les dilutions en fonction de la distance, calculées d'une
part avec un courant permanent égal à 2, 6 ou 10 cm/s et d'autre part avec un courant qui
varie sinusoïdalement entre 2 et 10 cm/s avec une période de 12 h, on observe au lieu d'une
décroissance régulière, la formation de lentilles, qui se déplacent en fonction du temps, avec
des variations de la concentration d'un facteur 3 ou 4 entre deux points ou entre deux
instants successifs.
Figure 8 : Dilution en fonction de la distance. Comparaison entre courant permanent et courant variable.
La formation de ces bulles plus contaminées est d'autant plus efficace que le courant est
faible et qu'il tourne. Le nuage n'ayant pas le temps de s'échapper de la zone, il s'accumule
autour de l'émissaire. Sur la figure 9 est exposé le cas d'un courant qui varie de 2 à 5 cm/s
et fait un tour pendant 24 heures (cas souvent rencontré de par l'alternance des brises
côtières). Lorsqu'un courant plus fort et unidirectionnel s'établit après cette période de calme,
il entraîne cette bulle hors de la zone.
Avant d'atteindre l'état stationnaire, et une dilution correspondante forte autour de
l'émissaire, il existe donc un état transitoire lié aux conditions initiales. Or, cette étape
intermédiaire représente une situation très défavorable si le courant fort emporte cette bulle
vers une zone à protéger ; elle se diluera, en effet, assez lentement en fonction de la
distance, à moins qu'elle ne soit soumise à des cisaillements de courant importants.
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