Ces mesures montrent d'une part la faible dilution de l'effluent en profondeur (de l'ordre de
20 à 40) et, d'autre part, la répartition verticale du nuage qui s'effectue de façon assez large ;
de 10 à 30 mètres le 8 septembre 1987, de 4 à 20 mètres le 10 septembre et de la surface
à 15 mètres en juin 1986. Le nuage est alors formé de plusieurs couches s'étalant dans
différents directions selon la profondeur.
La variabilité de cette répartition verticale du panache et du mélange du nuage est confirmé
puisqu'à deux jours d'intervalles seulement, le nuage s'étale à des profondeurs différentes
lors des deux campagnes du 8 et 10 septembre 1987.
Application du modèle de transport et mélange
Le modèle en couches a été appliqué en faisant varier le courant dans le temps et sur la
profondeur. Les phénomènes lents tels que la diffusion verticale et la chute des particules
ont été introduits, ainsi que la disparition apparente des bactéries.
Les observations sur le milieu nous ont montré l'importante variation du courant en fonction
de la profondeur, sa très forte variabilité temporelle et la réponse rapide du comportement
de l'effluent en fonction de ces variations.
Avant d'appliquer le modèle au cas de Toulon pour visualiser la zone d'impact du rejet, nous
avons utilisé le modèle afin de tester quelques unes des conséquences que peuvent entraîner
ces observations sur le calcul de la dilution d'un rejet.
Tests sur les hypothèses simplificatrices
En général, pour calculer la zone d'impact d'un rejet, on est obligé de simplifier le problème
en faisant un certain nombre d'hypothèses et en se plaçant dans des situations soit moyennes
soit les plus défavorables.
Le modèle utilisé dans cette étude nous a permis de tester certaines des hypothèses
couramment utilisées. Il est par ailleurs possible de savoir "a priori" si une hypothèse
simplificatrice est fondée ou non en comparant les échelles spatiotemporelles : le temps
caractéristiques du développement du phénomène étudié ou de sa variabilité avec le temps
de séjour dans la zone d'étude, qui dépend, lui, de l'intensité du courant et de la dimension
de la zone.
Dans notre cas, la zone est peu étendue, les temps de séjour varient entre quelques heures
(2 - 4 h) pour des courants "forts" jusqu'à plus d'une journée pour des courants "faibles".
a) Courant permanent
Une hypothèse souvent utilisée consiste à supposer que le courant est permanent et que l'état
stationnaire est rapidement atteint. Or, nous avons observé que le temps caractéristique de
variation du courant est de quelques heures (3 - 10 h). La comparaison avec le temps de
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