Fer
Cet élément, notoirement non toxique, n'intervient que dans le cas des rejets traités avec des
coagulants type FeCl3 ou FeClSO4. On ne note pas d'effet en laboratoire sur des organismes
tests à moins de 20 mg.l’1, soit pour des teneurs entraînant une gène physique des
organismes. A faible concentration le fer joue, en revanche, un rôle bénéfique dans le
développement du phytoplancton, en tant que facteur de croissance.
Des phénomènes d'eaux rouges sont envisageables pour des espèces présentant un certain
tropisme pour le fer chélaté (Prorocentrum minimum) sous forme de citrate ou de
fer-EDTA. Les concentrations efficaces se situent entre 0 (pas de croissance) et 100 ng.l’1
de fer (phénomène de saturation) (Lassus et Le Dean, 1989).
Autres métaux
Des synthèses récentes sur l'écotoxicité des métaux en milieu marin (Amiard-Triquet, 1989)
nous ont permis de compléter cette approche. En considérant les concentrations toxiques les
plus basses susceptibles d'être rencontrées en zone côtière ou estuarienne on trouve des
effets à partir de 1 à 3 pg.l-1 de cuivre (diminution du taux de fixation du carbone sur des
populations phytoplanctoniques naturelles). De même, une teneur aussi basse que 5 ug.l'1
de zinc inhibe la fertilisation et le développement embryonnaire du hareng. Enfin, les
données concernant le mercure font état d'apparition d'effets sublétaux à des concentrations
minimales de l'ordre de 0,17 à 0,5 pg.l'1 (Cossa et al., 1990) et les rapports de l’OMS fixent
entre 1 et 4,4 pg.l'1 les concentrations inhibitrices du plomb pour la croissance de deux
diatomées.
Toxicité des contaminants organiques
Polychlorobiphényls (PCB)
Les PCB sont des mélanges de toxicité différente. L'Aroclor 54 (A 54) est le plus souvent
testé en laboratoire mais les formes A 48 et A 42 seraient en fait les plus toxiques. D'une
façon plus générale, quel que soit le mélange expérimenté, la forte rémanence de ces
composés (plusieurs dizaines d'années) entraîne une diminution des CL 50 quand la durée
d'exposition augmente (Marcaillou-Le Baut, 1989). On constate une diminution de
croissance des algues en culture à partir de 0,1 pg.l-1 de A 54 et 27 % de mortalité à
0,18 pg.r1 chez un microcrustacé. La CL 50, 21 jours est de 0,3 pg-l’1 pour le frai de
Cyprinodon variegatus. Ces teneurs sont compatibles avec celles des eaux côtières ou
estuariennes proches de complexes industriels (0,005 p.g.1”1 en moyenne avec des maximums
pouvant atteindre 0,37 pg.l'1). De même que pour les métaux, un système de détoxification
protège dans une certaine mesure les organismes des PCB : il ne s'agit plus des
métallothionéines mais des mono-oxygénases microsomiques (MFO : Mixed-Function
Oxidase enzyme System). La mesure des monooxygénases associées au cytochrome P 450
dans le foie du flet ou de l'activité EROD (Ethoxy Resorufin-O-Deethylase) permettent
d'évaluer un impact cumulé des contaminants organiques du type PCB, mais la
détermination des concentrations minimales déclenchant in situ ces processus n'est pas
encore établie.
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Cet élément, notoirement non toxique, n'intervient que dans le cas des rejets traités avec des
coagulants type FeCl3 ou FeClSO4. On ne note pas d'effet en laboratoire sur des organismes
tests à moins de 20 mg.l’1, soit pour des teneurs entraînant une gène physique des
organismes. A faible concentration le fer joue, en revanche, un rôle bénéfique dans le
développement du phytoplancton, en tant que facteur de croissance.
Des phénomènes d'eaux rouges sont envisageables pour des espèces présentant un certain
tropisme pour le fer chélaté (Prorocentrum minimum) sous forme de citrate ou de
fer-EDTA. Les concentrations efficaces se situent entre 0 (pas de croissance) et 100 ng.l’1
de fer (phénomène de saturation) (Lassus et Le Dean, 1989).
Autres métaux
Des synthèses récentes sur l'écotoxicité des métaux en milieu marin (Amiard-Triquet, 1989)
nous ont permis de compléter cette approche. En considérant les concentrations toxiques les
plus basses susceptibles d'être rencontrées en zone côtière ou estuarienne on trouve des
effets à partir de 1 à 3 pg.l-1 de cuivre (diminution du taux de fixation du carbone sur des
populations phytoplanctoniques naturelles). De même, une teneur aussi basse que 5 ug.l'1
de zinc inhibe la fertilisation et le développement embryonnaire du hareng. Enfin, les
données concernant le mercure font état d'apparition d'effets sublétaux à des concentrations
minimales de l'ordre de 0,17 à 0,5 pg.l'1 (Cossa et al., 1990) et les rapports de l’OMS fixent
entre 1 et 4,4 pg.l'1 les concentrations inhibitrices du plomb pour la croissance de deux
diatomées.
Toxicité des contaminants organiques
Polychlorobiphényls (PCB)
Les PCB sont des mélanges de toxicité différente. L'Aroclor 54 (A 54) est le plus souvent
testé en laboratoire mais les formes A 48 et A 42 seraient en fait les plus toxiques. D'une
façon plus générale, quel que soit le mélange expérimenté, la forte rémanence de ces
composés (plusieurs dizaines d'années) entraîne une diminution des CL 50 quand la durée
d'exposition augmente (Marcaillou-Le Baut, 1989). On constate une diminution de
croissance des algues en culture à partir de 0,1 pg.l-1 de A 54 et 27 % de mortalité à
0,18 pg.r1 chez un microcrustacé. La CL 50, 21 jours est de 0,3 pg-l’1 pour le frai de
Cyprinodon variegatus. Ces teneurs sont compatibles avec celles des eaux côtières ou
estuariennes proches de complexes industriels (0,005 p.g.1”1 en moyenne avec des maximums
pouvant atteindre 0,37 pg.l'1). De même que pour les métaux, un système de détoxification
protège dans une certaine mesure les organismes des PCB : il ne s'agit plus des
métallothionéines mais des mono-oxygénases microsomiques (MFO : Mixed-Function
Oxidase enzyme System). La mesure des monooxygénases associées au cytochrome P 450
dans le foie du flet ou de l'activité EROD (Ethoxy Resorufin-O-Deethylase) permettent
d'évaluer un impact cumulé des contaminants organiques du type PCB, mais la
détermination des concentrations minimales déclenchant in situ ces processus n'est pas
encore établie.
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