Tetrachloroéthylène
Les données de la littérature sont rares et éparses. Les larves de balanes paraissent assez
sensibles avec des CL 50 de 3,5 mg.l'1 en toxicité aiguë. Compte tenu du caractère volatil
de ce composé, des expériences longues en flux continu sur des espèces sensibles sont
nécessaires. Cest ce qui a été réalisé en laboratoire et en bassin aquacole sur la crevette des
marais (Palaemonetes varions), en toxicité aiguë et sublétale (Miossec et al., 1988 ; Lassus
et al., 1990). Ce crustacé est plus sensible que les larves de balanes avec une CL 50,
96 heures de 2,37 mg.l-1. En sublétal, des expositions à 10, 100 et 500 pg.l'1 pendant un
mois n'entraînent ni mortalité, ni modification des fréquences de mue. En revanche,
l'histologie branchiale, malgré plusieurs altérations non spécifiques (lacunes dilatées,
parasites) montre un taux de nécroses plus élevé chez les animaux contaminés, dès 10 pg.l-1,
en fonction du temps et de la concentration.
Autres contaminants organiques
Toutes les données ne sont pas encore disponibles en ce qui concerne la toxicité sublétale
la plus basse des détergents anioniques et non ioniques, mais il semble qu'à partir de
10 pg.l-1 les premiers effets puissent être décelés sur poissons et annélides, respectivement
avec un détergent anionique et un détergent non ionique (Marcaillou - Le Baut, com. per s.).
Par ailleurs, à partir de plusieurs données disponibles dans la littérature, les CL 50 les plus
basses rencontrées pour le lindane sur des organismes aquatiques varient entre 4,4 pg.l-1
(crustacés) et 22,1 pg.l’1 (truite). Pour le pentachlorophénol, les teneurs létales se situent
entre 3,2 et 200 pg.1"1 pour différents poissons (Tronczynski, com. pers.).
Effets de la chloration
Dans ce cas, la toxicité potentielle de l'effluent est liée au traitement de désinfection pratiqué
dans les stations. Il est reconnu que la chloration des eaux usées, caractérisées par des
teneurs élevées en ammonium et azote organique, entraîne la formation de chloramines, et
en particulier de monochloramine NH2C1 (Abamou et al., 1989). La dilution de l'effluent
amène rapidement la proportion de monochloramine à 50 % de sa concentration initiale
(1 heure après rejet) puis à 10 % (24 heures après rejet), tandis que le reste du chlore actif
libre est sous forme de chlorures inactifs.
Par ailleurs, les concentrations toxiques mesurées en laboratoire sur différents organismes
montrent que les effets sublétaux sont décelables (évitement des poissons) dès 60 pg.l’1 de
chlore total et que la teneur à ne pas dépasser pour les oxydants résiduels totaux avoisinerait
10 Hg-1'1.
Des deux sites ateliers choisis, seule la station de Morlaix procède à une chloration de
1 effluent. Le dioxyde de chlore utilisé ne conduit cependant pas à la formation de
chloramines en sortie.
181
Les données de la littérature sont rares et éparses. Les larves de balanes paraissent assez
sensibles avec des CL 50 de 3,5 mg.l'1 en toxicité aiguë. Compte tenu du caractère volatil
de ce composé, des expériences longues en flux continu sur des espèces sensibles sont
nécessaires. Cest ce qui a été réalisé en laboratoire et en bassin aquacole sur la crevette des
marais (Palaemonetes varions), en toxicité aiguë et sublétale (Miossec et al., 1988 ; Lassus
et al., 1990). Ce crustacé est plus sensible que les larves de balanes avec une CL 50,
96 heures de 2,37 mg.l-1. En sublétal, des expositions à 10, 100 et 500 pg.l'1 pendant un
mois n'entraînent ni mortalité, ni modification des fréquences de mue. En revanche,
l'histologie branchiale, malgré plusieurs altérations non spécifiques (lacunes dilatées,
parasites) montre un taux de nécroses plus élevé chez les animaux contaminés, dès 10 pg.l-1,
en fonction du temps et de la concentration.
Autres contaminants organiques
Toutes les données ne sont pas encore disponibles en ce qui concerne la toxicité sublétale
la plus basse des détergents anioniques et non ioniques, mais il semble qu'à partir de
10 pg.l-1 les premiers effets puissent être décelés sur poissons et annélides, respectivement
avec un détergent anionique et un détergent non ionique (Marcaillou - Le Baut, com. per s.).
Par ailleurs, à partir de plusieurs données disponibles dans la littérature, les CL 50 les plus
basses rencontrées pour le lindane sur des organismes aquatiques varient entre 4,4 pg.l-1
(crustacés) et 22,1 pg.l’1 (truite). Pour le pentachlorophénol, les teneurs létales se situent
entre 3,2 et 200 pg.1"1 pour différents poissons (Tronczynski, com. pers.).
Effets de la chloration
Dans ce cas, la toxicité potentielle de l'effluent est liée au traitement de désinfection pratiqué
dans les stations. Il est reconnu que la chloration des eaux usées, caractérisées par des
teneurs élevées en ammonium et azote organique, entraîne la formation de chloramines, et
en particulier de monochloramine NH2C1 (Abamou et al., 1989). La dilution de l'effluent
amène rapidement la proportion de monochloramine à 50 % de sa concentration initiale
(1 heure après rejet) puis à 10 % (24 heures après rejet), tandis que le reste du chlore actif
libre est sous forme de chlorures inactifs.
Par ailleurs, les concentrations toxiques mesurées en laboratoire sur différents organismes
montrent que les effets sublétaux sont décelables (évitement des poissons) dès 60 pg.l’1 de
chlore total et que la teneur à ne pas dépasser pour les oxydants résiduels totaux avoisinerait
10 Hg-1'1.
Des deux sites ateliers choisis, seule la station de Morlaix procède à une chloration de
1 effluent. Le dioxyde de chlore utilisé ne conduit cependant pas à la formation de
chloramines en sortie.
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