Si l'on compare les maximums de malformation chez les larves et les plutei moyennés sur
les trois radiales avec les taux d'envasement (particules inférieures à 60 pm) des radiales B
et C (dans l'axe des toxicités maximales) il semble qu'une certaine analogie soit décelable
entre les toxicités maximales à 500 et 750 m et les maximums des taux d'envasement
(fig- 6).
En résumé, il apparaît que la spermiotoxicité de l'oursin met bien en évidence une toxicité
globale du rejet à des dilutions importantes (1/250) et que cet effet est lié au traitement par
le chlorosulfate de fer. Il semble probable que le ou les agents toxiques soient liés aux
particules fines inférieures à 60 pm, mais la nature de ces toxiques et le mécanisme de
potentialisation ne sont pas encore élucidés.
EFFETS DES PRINCIPAUX CONTAMINANTS DU REJET
Si l'on prend comme base d'évaluation les dilutions instantanées les plus faibles observables
à la sortie des rejets (l/100c pour Toulon et 1/50° pour Morlaix), on peut estimer les
concentrations moyennes obtenues in situ pour les principaux contaminants présents dans
les deux types d'effluents.
De plusieurs sources (Guillaud, 1988 ; Romana et Amoux, 1988 ; Marchand, 1989), il
ressort que le "bruit de fond" est atteint pour tous les contaminants sur les deux sites,
excepté pour les détergents anioniques. Cependant, quelques contaminants ont fait l'objet
d'études particulières, soit en raison de leur toxicité, soit des quantités rejetées. Les données
disponibles proviennent de synthèses bibliographiques (cadmium, PCB, détergents, chlore)
ou d'expériences en laboratoire (tetrachloroéthylène, fer).
Toxicité des métaux
Cadmium
On ne peut accorder qu'une faible significativité à l'ensemble des essais létaux à court terme.
En effet, les Concentrations Létales 50 % (CL 50) sont de l'ordre du mg.l"1 alors que les
teneurs les plus élevées observées dans les milieux côtiers sont au plus égales à 0,5 pg.l’1.
Les essais sublétaux les plus récents mettent en évidence des effets toxiques pour le
phytoplancton et le développement de certaines larves de crustacés, à des concentrations
comprises entre 0,05 et 1,2 pg.l-1.
Les tests de détoxification (métallothionéines), comme les essais sur les écosystèmes
intégrés, révèlent des effets toxiques pour des concentrations comprises entre 1 et 10 pg.l 1
(Cossa et Lassus, 1989). En revanche, l'histopathologie ne permet pas de déceler d'effets à
moins de 70 pg.l-1
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les trois radiales avec les taux d'envasement (particules inférieures à 60 pm) des radiales B
et C (dans l'axe des toxicités maximales) il semble qu'une certaine analogie soit décelable
entre les toxicités maximales à 500 et 750 m et les maximums des taux d'envasement
(fig- 6).
En résumé, il apparaît que la spermiotoxicité de l'oursin met bien en évidence une toxicité
globale du rejet à des dilutions importantes (1/250) et que cet effet est lié au traitement par
le chlorosulfate de fer. Il semble probable que le ou les agents toxiques soient liés aux
particules fines inférieures à 60 pm, mais la nature de ces toxiques et le mécanisme de
potentialisation ne sont pas encore élucidés.
EFFETS DES PRINCIPAUX CONTAMINANTS DU REJET
Si l'on prend comme base d'évaluation les dilutions instantanées les plus faibles observables
à la sortie des rejets (l/100c pour Toulon et 1/50° pour Morlaix), on peut estimer les
concentrations moyennes obtenues in situ pour les principaux contaminants présents dans
les deux types d'effluents.
De plusieurs sources (Guillaud, 1988 ; Romana et Amoux, 1988 ; Marchand, 1989), il
ressort que le "bruit de fond" est atteint pour tous les contaminants sur les deux sites,
excepté pour les détergents anioniques. Cependant, quelques contaminants ont fait l'objet
d'études particulières, soit en raison de leur toxicité, soit des quantités rejetées. Les données
disponibles proviennent de synthèses bibliographiques (cadmium, PCB, détergents, chlore)
ou d'expériences en laboratoire (tetrachloroéthylène, fer).
Toxicité des métaux
Cadmium
On ne peut accorder qu'une faible significativité à l'ensemble des essais létaux à court terme.
En effet, les Concentrations Létales 50 % (CL 50) sont de l'ordre du mg.l"1 alors que les
teneurs les plus élevées observées dans les milieux côtiers sont au plus égales à 0,5 pg.l’1.
Les essais sublétaux les plus récents mettent en évidence des effets toxiques pour le
phytoplancton et le développement de certaines larves de crustacés, à des concentrations
comprises entre 0,05 et 1,2 pg.l-1.
Les tests de détoxification (métallothionéines), comme les essais sur les écosystèmes
intégrés, révèlent des effets toxiques pour des concentrations comprises entre 1 et 10 pg.l 1
(Cossa et Lassus, 1989). En revanche, l'histopathologie ne permet pas de déceler d'effets à
moins de 70 pg.l-1
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