l'ensemble des protocoles expérimentaux. Le but des différentes études résumées ici est
donc, soit de quantifier la toxicité totale des rejets, soit de déterminer le ou les contaminants
dont les effets sublétaux expérimentés in vitro soient compatibles avec les teneurs trouvées
dans le panache. Plus que la composition moyenne des effluents, ce sont surtout les
conditions environnementales, les facteurs de dilution et la déposition sédimentaire qui ont
orienté le choix des organismes tests.
EFFETS TOXIQUES GLOBAUX DES REJETS
Effluent de la station d'épuration de Morlaix
Le rejet est effectué en tête d'estuaire à partir d'une station d'épuration biologique à boues
activées. En fin de traitement il existe un bassin de chloration. Le taux moyen de MES est
de 162 mg.l-1 dans les effluents bruts et de 8,7 mg.l-1 dans les effluents épurés .
Effet des rejets sur l'embryogenèse de bivalves
Les larves d'huître et de moule utilisées pour les essais sont obtenues à partir de géniteurs
naturellement matures ou conditionnés en écloserie. Ceux-ci sont soumis à des chocs
thermiques provocant l'émission des gamètes. Après fécondation le développement
embryonnaire est suivi jusqu'au stade larve "D" ; cette phase présente en général une grande
sensibilité aux conditions de milieu. La durée de ce stade est de 48 heures chez la moule
et de 24 heures chez l'huître creuse, ce qui favorise une réponse rapide, sans apport de
nourriture. Le rejet est ajouté à l'eau de mer filtrée (0,22 pm) pour atteindre une dilution
comprise entre 1 et 10 %. Les taux normaux de présence du rejet dans le milieu naturel
n'excèdent pas 2 à 3 % d'effluent brut. Les résultats sont exprimés en PNA (pourcentages
nets de larves anormales), tels que :
ÜNTA
PB A essai - PB A témoin
PNA = ----------------------------------- x 100
100 - PBA témoin
PBA : pourcentages bruts de larves anormales.
Les principaux résultats (Le Gall, 1989 ; Quiniou, 1989) sont repris dans la figure 1 : les
larves d'huîtres ou de moules présentent un taux d'au moins 50 % de larves anormales pour
une eau contenant 7 % du rejet filtré à 0,22 pm.
Les effets sont cependant plus marqués pour les larves d'huîtres (50 % de malformations
avec 5 % de rejet seulement) lorsque le rejet n'est filtré qu'à 100 pm, ce qui indique une
toxicité liée à une fraction sédimentaire plus grossière. Les taux d'anomalies sont faibles
mais significativement supérieurs aux témoins (plus de 5 %) dès que le rejet atteint une
concentration de 2 %, compatible avec les teneurs réelles observées dans le milieu.
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donc, soit de quantifier la toxicité totale des rejets, soit de déterminer le ou les contaminants
dont les effets sublétaux expérimentés in vitro soient compatibles avec les teneurs trouvées
dans le panache. Plus que la composition moyenne des effluents, ce sont surtout les
conditions environnementales, les facteurs de dilution et la déposition sédimentaire qui ont
orienté le choix des organismes tests.
EFFETS TOXIQUES GLOBAUX DES REJETS
Effluent de la station d'épuration de Morlaix
Le rejet est effectué en tête d'estuaire à partir d'une station d'épuration biologique à boues
activées. En fin de traitement il existe un bassin de chloration. Le taux moyen de MES est
de 162 mg.l-1 dans les effluents bruts et de 8,7 mg.l-1 dans les effluents épurés .
Effet des rejets sur l'embryogenèse de bivalves
Les larves d'huître et de moule utilisées pour les essais sont obtenues à partir de géniteurs
naturellement matures ou conditionnés en écloserie. Ceux-ci sont soumis à des chocs
thermiques provocant l'émission des gamètes. Après fécondation le développement
embryonnaire est suivi jusqu'au stade larve "D" ; cette phase présente en général une grande
sensibilité aux conditions de milieu. La durée de ce stade est de 48 heures chez la moule
et de 24 heures chez l'huître creuse, ce qui favorise une réponse rapide, sans apport de
nourriture. Le rejet est ajouté à l'eau de mer filtrée (0,22 pm) pour atteindre une dilution
comprise entre 1 et 10 %. Les taux normaux de présence du rejet dans le milieu naturel
n'excèdent pas 2 à 3 % d'effluent brut. Les résultats sont exprimés en PNA (pourcentages
nets de larves anormales), tels que :
ÜNTA
PB A essai - PB A témoin
PNA = ----------------------------------- x 100
100 - PBA témoin
PBA : pourcentages bruts de larves anormales.
Les principaux résultats (Le Gall, 1989 ; Quiniou, 1989) sont repris dans la figure 1 : les
larves d'huîtres ou de moules présentent un taux d'au moins 50 % de larves anormales pour
une eau contenant 7 % du rejet filtré à 0,22 pm.
Les effets sont cependant plus marqués pour les larves d'huîtres (50 % de malformations
avec 5 % de rejet seulement) lorsque le rejet n'est filtré qu'à 100 pm, ce qui indique une
toxicité liée à une fraction sédimentaire plus grossière. Les taux d'anomalies sont faibles
mais significativement supérieurs aux témoins (plus de 5 %) dès que le rejet atteint une
concentration de 2 %, compatible avec les teneurs réelles observées dans le milieu.
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