Selon les méthodes de dénombrement bactérien utilisées, les bactéries présentes dans le
milieu, mais stressées, sont très difficilement revivifiables et, bien que présentes, ne sont pas
décelables.
Martin et Bonnefont (1986) et Pommepuy et al. (1991) ont montré que la disparition des
bactéries en eau de mer est liée à plusieurs facteurs tels que la turbidité, la saison ou l'heure
de la journée, et que les calculs théoriques destinés à une appréciation "moyenne" des T90
sont hasardeux. Il est important de noter que le "coefficient de décroissance" observé
diminue au fur et à mesure que l'on s'éloigne de la source de pollution, ce qui s'expliquerait
pour partie par une adaptation des bactéries fécales au milieu marin.
Devenir des virus
Différents travaux montrent que la résistance des virus est plus faible en eau de mer qu'en
eau douce. Comme pour les bactéries, plusieurs paramètres interviennent dans la capacité
des virus à résister ou à s'inactiver. Interviennent notamment :
- les caractéristiques physico-chimiques de l'eau,
- la nature et la quantité des matières organiques en suspension dans l'eau y compris la
population bactérienne associée,
- le titre infectant initial présenté par le virus à son arrivée en milieu marin.
P = Poliovirus
CA = Coxsackie A virus
Adeno = Adenovirus
E = Echovirus
CB = Coxsackie B virus
LIEU DE
PRELEVEMENT
TAUX DE
CONTAMINATION
VIRALE (/litre)
VIRUS ISOLES
Méditerranée (France)
Méditerranée (Espagne)
Mer d'Irlande
Atlantique (Brésil)
Golfe du Mexique (EtatsUnis)
< 0,05 à 6,5 NPPUC
0,12 à 1,72 NPPUC
0,1 à 0,8 PFU
0,05 à 1,35 PFU
0,006 à 0,026 PFU
CA^, En, Adeno6
Pl-2-3»
Pl-2» CB2_4_5, E4_j1
^1-2» ^24
lableau 2 : Concentrations virales observées dans différentes eaux de mer. (d'après Drouot et Klinger, 1986).
Accumulation dans les coquillages
Les germes présents s accumulent dans les coquillages filtreurs. L'accumulation dépend là
encore de la nature des germes et de l'état physiologique des mollusques.
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