shigelles, des staphylocoques, des enterocoques, de Vïbrio cholerae que l'on retrouve en
grande quantité en eau de mer lors d'épisode épidémique, le virus de l'hépatite A, les virus
de type Norwalk, E. coli pathogène, etc.
Il est possible de classer schématiquement les bactéries en deux groupes.
- Celles dont l'homme et les animaux constituent un réservoir permanent et que l'on
retrouve dans l'environnement marin du fait de rejets en mer d'effluents plus ou moins
bien traités. Ces germes ne trouvent généralement pas en eau de mer des conditions
favorables à leur multiplication. Ils ont souvent un pouvoir pathogène important.
- Celles normalement présentes dans l'environnement qui sont spécifiquement des germes
halophiles avec pour habitat normal le milieu marin, ou qui y sont apportées par le
lessivage des sols notamment lors des périodes de fortes précipitations. Ces germes
trouvent le plus souvent en mer des conditions favorables à leur croissance et leur
multiplication. A de rares exceptions près, ces dernières ne présentent pas d'effet
pathogène pour l'homme sauf à être présentes à des concentrations très élevées qui sont
compatibles avec les doses minimales infectantes susceptibles de provoquer un état de
morbidité chez le consommateur.
DEVENIR DES GERMES EN EAU DE MER ET ACCUMULATION DANS LES
MOLLUSQUES BIVALVES
Les exposés précédents ont fixé les idées sur les temps de survie des micro-organismes en
milieu marin en fonction des types de germes véhiculés par la pollution fécale, dans les
différents compartiments (eau de surface, matières en suspension, sédiments).
Les virus et bactéries sont souvent rencontrés, soit adsorbés sur des particules en suspension
décantables, soit piégés dans les organismes marins filtreurs.
Devenir des bactéries
La contamination de la masse d'eau elle-même est généralement faible, mais le nombre de
bactéries et leur délai de survie augmentent lorsque celles-ci sont piégées dans les sédiments
après décantation. Elles sont fréquemment remises en suspension dès brassage de l'eau
(fréquentation intense de l'estran, flot, tempête...). Ainsi, les temps de survie, exprimés
généralement par le T90 (temps nécessaire à la disparition de 90 % de la population
existante) sont extrêmement variables. Plusquellec (1984) relate des T90 observés entre une
demi-heure et 200 heures pour une même catégorie de germes (coliformes fécaux).
Ces variations sont imputables pour l'essentiel aux conditions physiques ou biologiques qui
diffèrent d'un secteur littoral à l'autre (dilution, dispersion, sédimentation, carence en
nutriment, irradiation par les U.V. de la lumière solaire, température, mortalité naturelle.
Elles tiennent aussi aux techniques d'appréciation quantitative de la présence de germes.
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grande quantité en eau de mer lors d'épisode épidémique, le virus de l'hépatite A, les virus
de type Norwalk, E. coli pathogène, etc.
Il est possible de classer schématiquement les bactéries en deux groupes.
- Celles dont l'homme et les animaux constituent un réservoir permanent et que l'on
retrouve dans l'environnement marin du fait de rejets en mer d'effluents plus ou moins
bien traités. Ces germes ne trouvent généralement pas en eau de mer des conditions
favorables à leur multiplication. Ils ont souvent un pouvoir pathogène important.
- Celles normalement présentes dans l'environnement qui sont spécifiquement des germes
halophiles avec pour habitat normal le milieu marin, ou qui y sont apportées par le
lessivage des sols notamment lors des périodes de fortes précipitations. Ces germes
trouvent le plus souvent en mer des conditions favorables à leur croissance et leur
multiplication. A de rares exceptions près, ces dernières ne présentent pas d'effet
pathogène pour l'homme sauf à être présentes à des concentrations très élevées qui sont
compatibles avec les doses minimales infectantes susceptibles de provoquer un état de
morbidité chez le consommateur.
DEVENIR DES GERMES EN EAU DE MER ET ACCUMULATION DANS LES
MOLLUSQUES BIVALVES
Les exposés précédents ont fixé les idées sur les temps de survie des micro-organismes en
milieu marin en fonction des types de germes véhiculés par la pollution fécale, dans les
différents compartiments (eau de surface, matières en suspension, sédiments).
Les virus et bactéries sont souvent rencontrés, soit adsorbés sur des particules en suspension
décantables, soit piégés dans les organismes marins filtreurs.
Devenir des bactéries
La contamination de la masse d'eau elle-même est généralement faible, mais le nombre de
bactéries et leur délai de survie augmentent lorsque celles-ci sont piégées dans les sédiments
après décantation. Elles sont fréquemment remises en suspension dès brassage de l'eau
(fréquentation intense de l'estran, flot, tempête...). Ainsi, les temps de survie, exprimés
généralement par le T90 (temps nécessaire à la disparition de 90 % de la population
existante) sont extrêmement variables. Plusquellec (1984) relate des T90 observés entre une
demi-heure et 200 heures pour une même catégorie de germes (coliformes fécaux).
Ces variations sont imputables pour l'essentiel aux conditions physiques ou biologiques qui
diffèrent d'un secteur littoral à l'autre (dilution, dispersion, sédimentation, carence en
nutriment, irradiation par les U.V. de la lumière solaire, température, mortalité naturelle.
Elles tiennent aussi aux techniques d'appréciation quantitative de la présence de germes.
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