silex nectique [du gr. nêktikos, qui nage] - Variété
de silex, en rognons de 1 à 10 cm, présent dans des
calcaires et des marnes à gypse de l’Éocène de Paris.
La dissolution des très nombreux cristaux de gypse
inclus dans ces silex a rendu la roche finement
poreuse d’où sa faible densité lui permettant de
flotter.
silex taillés - V. préhistoire.
silexite n. f. -1. [Miller, 1919] Masse de silice pure
ou presque, d’origine ignée ou hydrothermale,
apparaissant en masses isolées, ou sous forme
d’inclusions, dans les dykes. -2. [L. Cayeux, 1929]
Accident siliceux, défini dans des calcaires
néritiques carbonifères du Nord de la France, en
nodules aplatis et en nombreux lits irréguliers épais
de quelque centimètres ; elle se différencie du silex
car elle est le plus souvent de teinte sombre, opaque,
à éclat mat, à cassure irrégulière, à limites
imprécises avec le calcaire encaissant dont elle se
sépare difficilement ; la silice (quartz, calcédoine,
opale plus rare) qui épigénise le calcaire est
essentiellement d’origine biochimique (spicules
d’éponges). -3. Roche sédimentaire siliceuse à grain
très fin, massive ou litée, à silice d’origine chimique,
biochimique ou volcanique (pyroclastique).
Remarque : les trois sens de ce terme en rendent
l’usage difficile. Le sens 1 est peu usité ; Streckeisen
(1966) a proposé, comme synonyme, quartzolite (V.
tabl. magm.) pour éviter la confusion avec la silexite
sédimentaire, mais le mot quartzolithe [L. Cayeux,
1929] désignait déjà un type d’accident siliceux. Le
sens 3 est actuellement recommandé par certains
géologues, pour distinguer ces roches, lorsqu’elles
se présentent en minces bancs réguliers, des
accidents siliceux.
silexoïde n. m. - Terme général, peu usité,
regroupant les roches sédimentaires siliceuses à
grain fin de type lydienne, jaspe et radiolarite,
phtanite, et autres roches silicifiées. V. ces mots,
silexite, et chert.
silicate n. m. [de silice] - Minéral caractérisé par le
motif élémentaire tétraédrique [SiO 4 ]
4- comportant
un atome Si au centre, et des atomes O aux 4
sommets. Ces tétraèdres sont reliés entre eux soit par
des cations, soit, en partie, par un ou plusieurs
atomes O, communs de ce fait à 2 tétraèdres ; plus
ce nombre d’atomes O communs est grand, plus la
température
de
cristallisation
du
silicate
correspondant est faible : p. ex. moins de 1 300 C
pour un tectosilicate de type plagioclase, plus de
1 800 C pour un nésosilicate de type péridot.
La classification structurale des silicates comporte
les principales familles suivantes :
-1. nésosilicate à tétraèdres isolés, c’est-à-dire sans
O commun, et reliés par des cations, ex. péridot,
silicate d’alumine, grenat.
-2. sorosilicate à tétraèdres unis par deux avec un O
commun, ex. épidote.
-3. cyclosilicate à tétraèdres disposés en anneau, ex.
béryl, tourmaline, cordiérite.
-4. inosilicate à tétraèdres disposés en chaîne droite
simple (ex. pyroxène), ou double (ex. amphibole).
-5. phyllosilicate à tétraèdres disposés en feuillets,
ex. argiles, micas.
-6. tectosilicate à tétraèdres liés par leurs quatre
sommets, tous les atomes O étant alors communs,
ex. quartz, feldspaths.
Le groupe des silicates est fondamental, car il
comporte un très grand nombre de minéraux et en
particulier presque tous ceux qui constituent les
roches magmatiques ou métamorphiques.
silicate d’alumine - Silicate dans lequel les
tétraèdres [SiO 4 ]
4- sont unis entre eux par des atomes
d’aluminium. C’est une famille comportant
essentiellement l’andalousite, le disthène, et la
sillimanite, tous trois de même composition
chimique Al 2 SiO 5 (ou SiO 2 Al 2 O 3 , exprimée en
oxydes), mais de caractères cristallographiques
différents (minéraux polymorphes) du fait des
arrangements variés des atomes et des octaèdres
correspondant au groupement (AlO 6 ). On range
aussi dans cette famille la mullite Al 6 Si 2 O 13 (ou
2 SiO 2 , 3 Al 2 O 3 ), et on en rapproche la staurotide et
la topaze. V. ces mots, et métamorphisme.
silicates de métamorphisme - Ensemble de
minéraux de compositions chimiques identiques ou
voisines, ne prenant naissance, sauf exception, que
dans des roches métamorphiques. Ils sont subdivisés
en deux groupes : silicates d’alumine anhydres
(andalousite,
disthène,
sillimanite),
silicates
alumineux
et
ferromagnésiens
(cordiérite,
staurotide). V. métamorphisme.
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