silice n. f. [du lat. silex, silicis] - Tectosilicate SiO 2
se présentant sous diverses variétés polymorphes :
quartz, tridymite, cristobalite, coésite, stishovite,
calcédoine, opale.
-1. Le quartz, du système hexagonal, se présente en
cristaux xénomorphes limpides ou troublés par des
inclusions, à cassure conchoïdale un peu grasse
(aspect de gros sel), ou en cristaux automorphes,
prismatiques et souvent bipyramidés, à éclat vitreux,
sans clivage visible mais à faces parfois finement
striées transversalement. C’est un minéral très
fréquent des roches magmatiques plutoniques et
volcaniques, et des roches métamorphiques, saturées
en silice ; pour que le quartz puisse apparaître dans
une roche magmatique, il faut que le poids de SiO 2
atteigne 55 à 60 % de celui de la roche ; si SiO 2 >
70%, le quartz pourra former 30 % en volume de la
roche (V. tabl. magm.). Sa dureté (il raye l’acier et le
verre) et son insolubilité en font un élément
résistant, très fréquent dans les roches sédimentaires
détritiques (sables, grès,...). Variétés diverses :
cristal de roche ou quartz hyalin, incolore et
translucide, dans les filons ou géodes ; améthyste
violette à traces de Mn, Fe
3+ ; œil-de-chat (ou de
tigre) à reflets chatoyants (inclusions de fibres de
type amiante) ; quartz bleu à inclusions d’aiguilles
de rutile ; quartz rose, ou rouge, à traces de Mn, B,
Li, hématite (hyacinthe de Compostelle) ; quartz
citrine à traces d’hydroxydes ferriques ; quartz
enfumé à éléments radioactifs (V. métamicte).
-2. La tridymite, du système orthorhombique
pseudohexagonal et la cristobalite, du système
quadratique pseudocubique, sont des variétés de plus
haute température, en petits cristaux dans certaines
laves.
-3. La coésite, du système monoclinique
pseudohexagonal, est une forme de HT et très haute
P. La stishovite, du système quadratique, se forme à
très haute P. Ces variétés se rencontrent surtout dans
les impactites.
-4. La calcédoine, en sphérolites, nodules ou
concrétions, est formée de fibres (par empilement
hélicoïdal de cristalites de quartz). Elle est de
coloration rouge (cornaline), brune (sardoine), vert
clair (chrysoprase), verte à taches rouges
(héliotrope). Diversement colorée en zones, elle
prend le nom d’agate, les belles variétés à zones
bien régulières et bien nuancées formant l’onyx.
-5. L’opale, en nodules et concrétions, d’aspect
amorphe, est formée de très petits cristaux disposés
sans ordre, et contient de 6 à 10 % d’eau ; elle est
translucide et à éclat gras résineux, ou incolore et
transparente (hyalite), ou translucide et irisée (opale
noble), ou rouge sang (opale de feu).
siliceuses (roches sédimentaires -) - Roches
sédimentaires riches en silice (> 50 %) d’origine
chimique, biologique ou biochimique (à distinguer
des roches sédimentaires détritiques siliceuses, p. ex.
grès, dont la silice est sous forme de grains de quartz
terrigènes). Le plus souvent, la silice provient de la
dissolution d’organismes siliceux en certains points
du sédiment, et de sa précipitation en d’autres
points, dans le même sédiment ou dans des
sédiments voisins. La silice peut provenir, par
dissolution, de roches diverses et, en particulier, être
liée à des émissions volcaniques ; l’enrichissement
en silice de l’eau de mer favorise le pullulement
d’organismes à test siliceux, tels les radiolaires, qui
participent ensuite à la formation des sédiments.
Principales roches de ce type : diatomite (et tripoli),
http://fribok.blogspot.com/
se présentant sous diverses variétés polymorphes :
quartz, tridymite, cristobalite, coésite, stishovite,
calcédoine, opale.
-1. Le quartz, du système hexagonal, se présente en
cristaux xénomorphes limpides ou troublés par des
inclusions, à cassure conchoïdale un peu grasse
(aspect de gros sel), ou en cristaux automorphes,
prismatiques et souvent bipyramidés, à éclat vitreux,
sans clivage visible mais à faces parfois finement
striées transversalement. C’est un minéral très
fréquent des roches magmatiques plutoniques et
volcaniques, et des roches métamorphiques, saturées
en silice ; pour que le quartz puisse apparaître dans
une roche magmatique, il faut que le poids de SiO 2
atteigne 55 à 60 % de celui de la roche ; si SiO 2 >
70%, le quartz pourra former 30 % en volume de la
roche (V. tabl. magm.). Sa dureté (il raye l’acier et le
verre) et son insolubilité en font un élément
résistant, très fréquent dans les roches sédimentaires
détritiques (sables, grès,...). Variétés diverses :
cristal de roche ou quartz hyalin, incolore et
translucide, dans les filons ou géodes ; améthyste
violette à traces de Mn, Fe
3+ ; œil-de-chat (ou de
tigre) à reflets chatoyants (inclusions de fibres de
type amiante) ; quartz bleu à inclusions d’aiguilles
de rutile ; quartz rose, ou rouge, à traces de Mn, B,
Li, hématite (hyacinthe de Compostelle) ; quartz
citrine à traces d’hydroxydes ferriques ; quartz
enfumé à éléments radioactifs (V. métamicte).
-2. La tridymite, du système orthorhombique
pseudohexagonal et la cristobalite, du système
quadratique pseudocubique, sont des variétés de plus
haute température, en petits cristaux dans certaines
laves.
-3. La coésite, du système monoclinique
pseudohexagonal, est une forme de HT et très haute
P. La stishovite, du système quadratique, se forme à
très haute P. Ces variétés se rencontrent surtout dans
les impactites.
-4. La calcédoine, en sphérolites, nodules ou
concrétions, est formée de fibres (par empilement
hélicoïdal de cristalites de quartz). Elle est de
coloration rouge (cornaline), brune (sardoine), vert
clair (chrysoprase), verte à taches rouges
(héliotrope). Diversement colorée en zones, elle
prend le nom d’agate, les belles variétés à zones
bien régulières et bien nuancées formant l’onyx.
-5. L’opale, en nodules et concrétions, d’aspect
amorphe, est formée de très petits cristaux disposés
sans ordre, et contient de 6 à 10 % d’eau ; elle est
translucide et à éclat gras résineux, ou incolore et
transparente (hyalite), ou translucide et irisée (opale
noble), ou rouge sang (opale de feu).
siliceuses (roches sédimentaires -) - Roches
sédimentaires riches en silice (> 50 %) d’origine
chimique, biologique ou biochimique (à distinguer
des roches sédimentaires détritiques siliceuses, p. ex.
grès, dont la silice est sous forme de grains de quartz
terrigènes). Le plus souvent, la silice provient de la
dissolution d’organismes siliceux en certains points
du sédiment, et de sa précipitation en d’autres
points, dans le même sédiment ou dans des
sédiments voisins. La silice peut provenir, par
dissolution, de roches diverses et, en particulier, être
liée à des émissions volcaniques ; l’enrichissement
en silice de l’eau de mer favorise le pullulement
d’organismes à test siliceux, tels les radiolaires, qui
participent ensuite à la formation des sédiments.
Principales roches de ce type : diatomite (et tripoli),
http://fribok.blogspot.com/
