sidérolitique n. m. (ou sidérolithique) [du gr.
sidêros, fer, et lithos, pierre] - Formation d’argiles
rouges à concrétions ferrugineuses, surtout
développée sur la bordure ouest et sud-ouest du
Massif Central français. Ces formations dérivent de
paléosols ferralitiques d’âge éocène, et apparaissent
maintenant en lentilles plus ou moins développées.
Elles ont parfois été exploitées pour le fer.
sidérophile adj. [Goldschmidt, 1923, du gr sidêros,
fer, et lithos, pierre] - S’applique aux éléments
chimiques tendant à s’associer préférentiellement au
fer, tels Au, Pt, Pd, Ni,…
sidérose n. f. (Syn. sidérite) [du gr. sidêros, fer]
- Carbonate FeCO 3 , du système rhomboédrique, en
prismes à clivages parfaits, à éclat vitreux, blond à
brun clair, fonçant ou rougissant par altération à
l’air, faiblement effervescent à HCl dilué ; on le
trouve en cristaux isolés ou en masses spathiques
blanchâtres (« fer spathique ») dans les filons
métallifères.
Sidufjall n. m. - Épisode paléomagnétique du
Tertiaire. V. tabl. paléomagnétique.
Siegénien n. m. [L. de Dorlodot, 1900, de Siegen,
Allem.] - Étage du Dévonien (ère primaire). V. tabl.
stratigraphie. adj. siegénien, nne.
sif n. m. [mot saharien, pl. siouf] - Dune sinueuse à
la crête aigue (terme parfois utilisé dans le sens de
silk).
Sigillaria [du lat. sigillum, sceau] - Arbre fossile
pouvant atteindre 20 m de haut, du groupe des
Lycopodiales (Ptéridophytes), et caractérisé par son
écorce montrant des cicatrices foliaires hexagonales
(différence avec Lepidodendron), souvent disposées
en files verticales. Ses racines sont connues, avec
d’autres, sous le nom de Stigmaria. C’est un élément
important de la flore des forêts houillères. Répart.
stratigr. : Dévonien - Permien.
signal n. m. [du lat. signum, signe] - Partie d’une
grandeur variable donnant des informations sur le
phénomène que l’on étudie. La partie qui n’en donne
pas, et qui est donc en quelque sorte parasite, est le
bruit, ou bruit de fond (par analogie avec des ondes
sonores). La qualité d’une information est liée au
rapport signal/bruit. Des méthodes statistiques
(théorie de l’information) permettent de l’améliorer.
silcrète n. f [G,W. Lamplugh, 1902, de silice et
concrétion] - En pédologie, sorte de conglomérat
cimenté par de la silice et, plus généralement, croûte
siliceuse.
Silésien n. m. [de la Silésie, Pologne] (Syn. Houiller) - Partie supérieure du Carbonifère (ère paléozoïque), regroupant le Namurien, le Westphalien, et le
Stéphanien. V. tabl. stratigraphie. adj. silésien, nne.
silex n. m. [mot lat. de signification analogue]
- Roche siliceuse constituant des accidents dans des
couches calcaires, formée de silice (calcédoine,
quartz, un peu d’opale) d’origine biochimique,
précipitant dès le début de la diagenèse dans le
sédiment encore meuble. Les silex sont parfois en
lits continus, mais plus souvent en rognons
disséminés ou groupes en niveaux parallèles à la
stratification (p. ex. dans la craie). Le silex est une
roche dure, à grain très fin (calcédoine et quartz
cryptocristallins, sans grains détritiques), jaune clair,
brune à noire, à cassure lisse et conchoïdale, à éclat
luisant ; les éclats de silex sont à bords aigus et
translucides. La limite avec le calcaire (ou la craie)
est bien tranchée, et les rognons s’en séparent
souvent aisément ; ils peuvent avoir une patine
blanchâtre (diffusion de la lumière dans le cortex
microporeux de calcédoine). Au microscope, on peut
observer des restes de spicules siliceux d’éponges.
Dans quelques cas, les silex sont zonés (enveloppes
concentriques claires et sombres, ces dernières
contenant plus d’opale) ; dans d’autres, ils conservent en leur cœur un témoin du calcaire (ou de la
craie). V. aussi chaille, chert.
silex ménilite [de Ménilmontant, Fr.] - Rognon
d’opale (opalite) dans des marnes à gypse de
l’Éocène sup. de Paris.
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