Chapitre 1 : La notion du risque (composante et gestion)
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2.1. La vulnérabilité côtière
Puisque l’évaluation a pour but de minimiser l’impact sur l’homme, sur son environnement
(infrastructure, équipement, etc.) et ses activités , la vulnérabilité de la zone côtière peut être
considérée comme fonction de la nature physique de la zone côtière, c'est-à-dire des
caractéristiques qui contrôlent sa capacité à répondre aux perturbations, de la nature (fréquence et
magnitude) de la perturbation (les facteurs de forçage) et des répercussions d’un tel changement sur
les activités de l’homme et son environnement, elle peut être exprimée ainsi (Cooper et
McLaughlin, 2010):
Vulnérabilité = ƒ des caractéristiques de la côte (résilience et susceptibilité) + le forçage côtier
+ les facteurs socio-économiques
Ainsi, l’analyse des données sur les caractéristiques physiques de la côte (géologie,
géomorphologie, etc.), sur les forçages côtiers (vent, marée, houle, vague, etc.) et autres facteurs
régissant le fonctionnement de la côte, peuvent être utilisés pour évaluer d’une façon globale la
susceptibilité éventuelle d’une zone au changement morphologique. Par contre, les variables socioéconomiques sont nécessaires pour déterminer l’impact de tels changements sur la société. De ce
point de vue par exemple, une zone côtière non développée, qui s’érode rapidement n’a pas de
vulnérabilité puisque elle va s’ajuster à la perturbation à travers le processus naturel pour atteindre
un nouvel équilibre.
Les variables socio-économiques elles-mêmes ne quantifient pas toute la vulnérabilité parce que ca
dépend du changement physique de la cote ; une cote stable avec une infrastructure abondante n’a
pas de vulnérabilité. Le choix des variables socio-économiques ajoute à l’indice un biais culturel
inhérent. Gornitz et al., (1993) ont suggéré "…c’est la valeur sociale et économique perçue des
ressources dans la région à risque qui va déterminer quels sont les efforts, s’il y en a, qui sont faits
pour protéger une zone donnée…" Une telle approche basée sur le coût-bénéfice est habituelle dans
l’évaluation des ouvrages côtiers de défense (qui néglige, cependant, souvent les implications
environnementales et sociales ; Cooper et McKenna, 2008). Dans de nombreux indices de
vulnérabilité côtière qui ont été développés auparavant, les facteurs socio-économiques ont souvent
été identifiés comme des composantes ayant été inadéquatement incorporée ou ont été
recommandées à plus d’étude (Cooper et McLaughin, 1998, McLaughin, 2002).
Aussi, la vulnérabilité résulte-t-elle de la combinaison des facteurs, les aléas, les enjeux qui y sont
exposés, les pratiques de gestion mises en œuvre (ou pas) pour prévenir et traiter les risques ainsi
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2.1. La vulnérabilité côtière
Puisque l’évaluation a pour but de minimiser l’impact sur l’homme, sur son environnement
(infrastructure, équipement, etc.) et ses activités , la vulnérabilité de la zone côtière peut être
considérée comme fonction de la nature physique de la zone côtière, c'est-à-dire des
caractéristiques qui contrôlent sa capacité à répondre aux perturbations, de la nature (fréquence et
magnitude) de la perturbation (les facteurs de forçage) et des répercussions d’un tel changement sur
les activités de l’homme et son environnement, elle peut être exprimée ainsi (Cooper et
McLaughlin, 2010):
Vulnérabilité = ƒ des caractéristiques de la côte (résilience et susceptibilité) + le forçage côtier
+ les facteurs socio-économiques
Ainsi, l’analyse des données sur les caractéristiques physiques de la côte (géologie,
géomorphologie, etc.), sur les forçages côtiers (vent, marée, houle, vague, etc.) et autres facteurs
régissant le fonctionnement de la côte, peuvent être utilisés pour évaluer d’une façon globale la
susceptibilité éventuelle d’une zone au changement morphologique. Par contre, les variables socioéconomiques sont nécessaires pour déterminer l’impact de tels changements sur la société. De ce
point de vue par exemple, une zone côtière non développée, qui s’érode rapidement n’a pas de
vulnérabilité puisque elle va s’ajuster à la perturbation à travers le processus naturel pour atteindre
un nouvel équilibre.
Les variables socio-économiques elles-mêmes ne quantifient pas toute la vulnérabilité parce que ca
dépend du changement physique de la cote ; une cote stable avec une infrastructure abondante n’a
pas de vulnérabilité. Le choix des variables socio-économiques ajoute à l’indice un biais culturel
inhérent. Gornitz et al., (1993) ont suggéré "…c’est la valeur sociale et économique perçue des
ressources dans la région à risque qui va déterminer quels sont les efforts, s’il y en a, qui sont faits
pour protéger une zone donnée…" Une telle approche basée sur le coût-bénéfice est habituelle dans
l’évaluation des ouvrages côtiers de défense (qui néglige, cependant, souvent les implications
environnementales et sociales ; Cooper et McKenna, 2008). Dans de nombreux indices de
vulnérabilité côtière qui ont été développés auparavant, les facteurs socio-économiques ont souvent
été identifiés comme des composantes ayant été inadéquatement incorporée ou ont été
recommandées à plus d’étude (Cooper et McLaughin, 1998, McLaughin, 2002).
Aussi, la vulnérabilité résulte-t-elle de la combinaison des facteurs, les aléas, les enjeux qui y sont
exposés, les pratiques de gestion mises en œuvre (ou pas) pour prévenir et traiter les risques ainsi
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