Chapitre 1 : La notion du risque (composante et gestion)
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sources concernant les pertes directes et indirectes, les effets à court et à long terme. Cela nécessite
une attention à la fois aux besoins à court terme et les implications à long terme.
La planification à court et long terme nécessite une évaluation quantitative de la vulnérabilité aux
risques naturels pour la zone côtière. Cette évaluation quantitative a pour but de minimiser la
vulnérabilité à d’éventuels risques naturels des individus et des communautés (collectivités). Bien
qu’il y ait de nombreuses techniques pour évaluer quantitativement la vulnérabilité aux catastrophes
naturelles, des développements méthodologiques et technologiques sont encore nécessaires pour
l’intégration des différentes disciplines et données relatives aux risques naturels dus aux
changements climatiques. (Cooper et McLaughin, 1998, McLaughin, 2002).
1.4. La résilience
La résilience est liée aux notions d'adaptation au changement climatique et à la vulnérabilité. La
résilience est la capacité d'un système à absorber un choc ou une perturbation en développant ses
fonctions, sa structure et son identité à travers le rétablissement ou la réorganisation du système
(Chapin, 2009). Elle est caractérisée par l'ampleur des perturbations que peut absorber un système
avant qu'il change radicalement sa structure et ses fonctions ainsi que sa capacité à s'organiser et
s'adapter aux nouvelles circonstances émergentes (Adjer, 2006). La réponse aux perturbations
extérieures va dépendre de plusieurs facteurs : le contexte, les connexions entre ses différentes
échelles et de son état au moment du choc (Walker et Salt, 2006). On peut considérer qu'il existe un
seuil de changements qu'un système ne doit pas dépasser pour être considéré comme résilient. La
résilience peut donc disparaitre si le seuil d'absorption des chocs par le système est dépassé,
entrainant un trop grand changement du système ou de ses fonctions (Walker et Salt, 2006).
2. La notion de vulnérabilité
La vulnérabilité fait référence à l'impact du phénomène sur la société, c'est justement
l'accroissement de la vulnérabilité des enjeux qui augmente l'incidence des risques naturels. Le
bureau des secours des Etats-Unis définit la vulnérabilité comme: "le degré de pertes d’un élément
ou d’un ensemble d’éléments à risque résultant de l’occurrence d’un phénomène naturel d’une
ampleur donnée. Il est exprimé sur une échelle de 0 (pas de dégâts) à 1 (dégâts total)". La
vulnérabilité intéresse et concerne de nombreux acteurs impliqués dans l'aménagement et la gestion
du territoire ou des structures (bâtiments, etc.), elle dépend fortement de la réponse de la population
face au risque. (Gallopin, 2006).
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