Chapitre I : Généralités et Méthodes d’étude
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donné (LAMOTTE, 1971). Des extraits de telles tables (ROUSSON, 2013) sont donnés dans le
tableau 11 (annexe II).
2.2.3. Faune associée
2.2.3.1. Analyse des indices taxonomiques
Cette étude consiste à analyser la composition taxonomique du peuplement et de déterminer les
liens taxonomiques entre les espèces qui le composent par l’analyse de certains indices
taxonomiques. CLARKE et WARWICK (1998a) proposent pour le calcul de ces indices
l’utilisation de la classification linnéenne ou phylogénétique.
Une diminution de la diversité taxonomique pourrait impliquer une augmentation de la similarité
écologique entre les espèces et les individus et pourrait entraîner une perte de la capacité des
peuplements à répondre à des fluctuations environnementales, ce qui pourrait entraîner ainsi une
perte de fonctions écologiques fournissant des biens et des services écosystémiques (MIRANDA et
al., 2005). En effet, une homogénéisation taxonomique locale pourrait être susceptible d’induire une
simplification du réseau trophique (OLDEN et al., 2004) du fait que des espèces taxonomiquement
proches sont généralement supposées utiliser des ressources similaires. A l’opposé, plus les espèces
seraient taxonomiquement différentes, et plus le niveau de complexité du réseau trophique serait
élevé.
Cela montre l’intérêt d’étudier la diversité taxonomique, notamment de manière quantitative en
considérant des indices intégrant l’information taxonomique.
Trois indices taxonomiques (∆, ∆* et ∆+) ont été calculés à partir d’un arbre taxonomique construit
sur la base de la classification phylogénétique en considérant huit niveaux taxonomiques : espèce,
genre, famille, ordre, classe, embranchement, phylum et règne sous le logiciel R, version 3.0.3 (R
Core Team, 2014). Les calculs ont été réalisés à partir des listes faunistiques établies sur les trois
régions du bassin algérien (Ouest, Centre et Est).
- ∆ « Diversité taxonomique »
Le premier indice à avoir été introduit est ∆ ou « diversité taxonomique » (WARWICK et
CLARKE, 1995) :
∆ = 2 ∗
∑ ∑ ωij xi xj
i<𝑗𝑗
N(N − 1)
Avec xi (i = 1, ..., S) : abondance de la ième espèce, N (= Σi xi) : nombre total d’individus dans
l’échantillon et ωij : distance à parcourir entre l’espèce i et le premier nœud commun avec l’espèce j
dans la classification hiérarchique.
La double somme s’effectue sur toutes les paires d’espèces i et j.
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