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Détermination des mollusques marins
• elle met de l’ordre dans la complexité de la nature en y établissant des catégories hiérarchisées dont les découpages successifs aboutissent aux espèces qui
reçoivent un nom scientifique reconnu par tous. C’est à la fois une méthode de
rangement et un cadre assez souple pour recevoir de nouvelles espèces au fur
et à mesure de leur découverte ;
• inversement, il suffit de connaître le nom d’une espèce et sa place dans
la classification pour remonter la voie hiérarchique en apprenant au passage
les caractères de son genre, puis de sa famille, de son ordre et enfin de son
embranchement : en quelques étapes on connaîtra tout, ou presque, sur sa
biologie.
Entrons maintenant dans la classification détaillée et complète des mollusques
de nos côtes.
Mais une note préliminaire s’impose : la systématique est une science dont
les bases ont été établies par les grands zoologistes du passé et qui est sans
cesse affinée par les spécialistes actuels. C’est donc une discipline sérieuse,
qui ne laisse pas de place aux fantaisies d’interprétation. En France, le Muséum
national d’histoire naturelle de Paris a créé un site internet où la nomenclature
actuelle est donnée, ainsi que les références bibliographiques qui permettent
de l’établir et de la modifier (site Clemam). Nous nous reporterons à cette base.
Quand ce livre nous aura initiés à la conchyliologie des espèces françaises qu’il
décrit, nous aurons besoin d’en consulter d’autres, plus spécialisés qui traitent
des toutes petites coquilles, des exotiques, des exemplaires rares et il nous
faudra y lire en latin non seulement les noms spécifiques, mais aussi ceux des
unités de classement.
C’est pourquoi nous jugeons utile de les utiliser maintenant sous cette forme,
en donnant quelques indications :
• on utilise des suffixes (groupes de lettres ajoutées à la fin d’un mot)
caractéristiques pour marquer certaines unités ;
• tous les noms de classe et d’ordre se terminent par a : classe gastropoda (au
lieu de gastropodes, en français), ordre des archaeogastropoda ;
• tous les noms de superfamille se terminent par oidea : superfamille des
conoidea, certains auteurs utilisent la terminaison acea ;
• tous les noms de famille se terminent par idae : famille des conidae (qu’on
peut prononcer comme en français [conidés]) ;
• le latin n’utilise pas d’accents ;
• des deux mots composant le nom d’une espèce, seul le premier, celui du
genre, prend une majuscule ; le second n’en prend jamais, même si c’est celui
d’un zoologiste à qui l’espèce a été dédiée par son auteur : Cardium lamarcki
(actuellement appelé Cerastoderma glaucum).
Classe des polyplacophores ou chitons
Caractères généraux
Les polyplacophores ou chitons , (prononcer [kiton], on les appelait jadis oscabrions ) portent huit plaques calcaires dorsales articulées, si bien que les chitons
décollés de leur rocher peuvent s’enrouler en boule pour protéger leur pied. La
ressemblance de leur face ventrale avec celle de la patelle ne doit pas nous suggérer une parenté très étroite avec les autres gastropodes actuels : l’organisation
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