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Classe des polyplacophores ou chitons
interne du corps des chitons est beaucoup plus simple, symétrique et donc sans
trace d’enroulement ou de torsion.
Dans d’autres domaines, ressemblances et différences s’équilibrent : leur
bouche renferme une radula comme les gastropodes, mais ils sont dépourvus
des tentacules tactiles et oculaires présents chez les gastropodes. Par contre,
la coquille des chitons est percée de pores qui laissent passer de minuscules
organes des sens : terminaisons nerveuses tactiles et petits « yeux » dorsaux de
structure assez élaborée.
Sur la face dorsale, le manteau recouvre le bord des plaques par une bordure
appelée ceinture, ou zone. Du côté ventral, il forme autour du pied une gouttière palléale où s’étalent les branchies. Les chitons sont donc des mollusques
particuliers, d’origine très ancienne. Leur coquille articulée en huit plaques
transversales et certains organes disposés par paires suggèrent des ressemblances (et peut-être une parenté) avec d’autres invertébrés à symétrie bilatérale
et au corps composé d’anneaux.
Tous les chitons sont marins et beaucoup vivent dans les grands fonds. Nos
côtes en abritent une dizaine d’espèces, vivant souvent au bas de la zone intertidale. Leur radula racle les rochers pour y brouter des algues unicellulaires et
de jeunes algues vertes ou brunes : ce sont des herbivores. Petits (15 à 50 mm),
discrets, pas très faciles à conserver, ce sont les parents pauvres de la collection.
aire
centrale
(ou médiane)
aires latérales
(ou pleurales)
zone
ou
ceinture
plaque antérieure
plaque terminale
6 plaques
intermédiaires
Fig. 11 Schéma général d’un chiton en vue dorsale.
Ils vivent comme les patelles et au même niveau, adhérant fortement au rocher .
Deux techniques pour les conserver :
– en piluliers remplis d’alcool à brûler ;
– ou à sec : on les fixe avec du papier collant sur une planchette de bois de
même largeur et on les maintient bien à plat jusqu’à ce qu’ils soient secs.
La fig. 11 explique les termes utilisés dans l’identification des espèces françaises.
La détermination des chitons est souvent difficile, obligeant à les disséquer
pour observer sous fort grossissement les articulations internes de leurs plaques,
quand ce n’est pas la forme de leurs dents au microscope électronique. D’autre
part, beaucoup sont rares ou difficiles à trouver parce qu’ils vivent en profondeur. C’est pourquoi nous n’en étudierons que sept choisis parmi les plus faciles
à trouver et à déterminer.
Classe des polyplacophores ou chitons
interne du corps des chitons est beaucoup plus simple, symétrique et donc sans
trace d’enroulement ou de torsion.
Dans d’autres domaines, ressemblances et différences s’équilibrent : leur
bouche renferme une radula comme les gastropodes, mais ils sont dépourvus
des tentacules tactiles et oculaires présents chez les gastropodes. Par contre,
la coquille des chitons est percée de pores qui laissent passer de minuscules
organes des sens : terminaisons nerveuses tactiles et petits « yeux » dorsaux de
structure assez élaborée.
Sur la face dorsale, le manteau recouvre le bord des plaques par une bordure
appelée ceinture, ou zone. Du côté ventral, il forme autour du pied une gouttière palléale où s’étalent les branchies. Les chitons sont donc des mollusques
particuliers, d’origine très ancienne. Leur coquille articulée en huit plaques
transversales et certains organes disposés par paires suggèrent des ressemblances (et peut-être une parenté) avec d’autres invertébrés à symétrie bilatérale
et au corps composé d’anneaux.
Tous les chitons sont marins et beaucoup vivent dans les grands fonds. Nos
côtes en abritent une dizaine d’espèces, vivant souvent au bas de la zone intertidale. Leur radula racle les rochers pour y brouter des algues unicellulaires et
de jeunes algues vertes ou brunes : ce sont des herbivores. Petits (15 à 50 mm),
discrets, pas très faciles à conserver, ce sont les parents pauvres de la collection.
aire
centrale
(ou médiane)
aires latérales
(ou pleurales)
zone
ou
ceinture
plaque antérieure
plaque terminale
6 plaques
intermédiaires
Fig. 11 Schéma général d’un chiton en vue dorsale.
Ils vivent comme les patelles et au même niveau, adhérant fortement au rocher .
Deux techniques pour les conserver :
– en piluliers remplis d’alcool à brûler ;
– ou à sec : on les fixe avec du papier collant sur une planchette de bois de
même largeur et on les maintient bien à plat jusqu’à ce qu’ils soient secs.
La fig. 11 explique les termes utilisés dans l’identification des espèces françaises.
La détermination des chitons est souvent difficile, obligeant à les disséquer
pour observer sous fort grossissement les articulations internes de leurs plaques,
quand ce n’est pas la forme de leurs dents au microscope électronique. D’autre
part, beaucoup sont rares ou difficiles à trouver parce qu’ils vivent en profondeur. C’est pourquoi nous n’en étudierons que sept choisis parmi les plus faciles
à trouver et à déterminer.
