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Anatomie des mollusques
La coquille des mollusques
Les malacologistes, qui ont étudié les mollusques pour définir leurs classes et
caractériser leur embranchement, ont pris en compte les coquillages entiers,
l’ensemble de leur corps, c’est-à-dire les organes internes, la tête, le pied, le
manteau (les parties molles) et la coquille. Cela a pour conséquence une anomalie dans l’ordre d’étude de certaines espèces que l’on pourrait nous reprocher, comme par exemple, d’avoir placé les bulles ou les scaphanders qui
appartiennent à la sous-classe des opisthobranches, entre les lamelleriidés et
les turritellidés qui appartiennent aux prosobranches. La place de ces « intrus »
est due à une ressemblance entre leurs coquilles et celles de leurs voisins selon
notre critère de choix : « ouverture dessinant une courbe continue ».
Nous autres conchyliologues amateurs, n’avons que les coquilles à observer
pour y découvrir les caractères nécessaires à la détermination des espèces. C’est
pourquoi nous devons connaître leur structure, leurs empreintes et les termes
techniques qui s’y rapportent.
Rassurez-vous cependant : notre travail d’identification, plus limité et plus
modeste, n’atteindra pas ce degré de technicité, une bonne loupe devrait vous
suffire.
Son rôle étant protecteur, le mollusque lui « demande » d’être rigide et résistante, qualités qui résultent de sa structure et de sa composition. Du point de
vue chimique, la coquille est composée de deux substances de nature complémentaire : la conchyoline, matière azotée proche de la kératine de nos ongles
et de nos cheveux, et le carbonate de calcium, minéral, dur comme celui de
nos os.
En classe de 5
e , nous avons tous fait les deux expériences suivantes, qui mettent
en évidence chacune de ces substances :
• le carbonate de calcium étant dissous par un séjour dans l’acide, la coquille
vide d’un escargot y devient toute molle, sans forme. Le calcaire ayant disparu,
il ne reste qu’une peau brune, sans consistance, qui s’aplatit au contact, c’est
la conchyoline ;
• avec un autre spécimen, on peut détruire cette matière par la chaleur car
une coquille d’escargot brûlée ne contient plus que le carbonate de calcium,
devenu fragile et friable par destruction de sa trame de conchyoline.
En conclusion, la rigidité de la coquille des mollusques est assurée par sa
structure : la trame de conchyoline maintient en place l’édifice des cristaux de
carbonate de calcium.
De l’extérieur vers l’intérieur, on y distingue trois couches différentes :
• sur le dessus, le périostracum qui habille la coquille. Dans beaucoup de
groupes il disparaît par usure. C’est de la conchyoline pure, sans imprégnation
de calcaire ;
• juste au-dessous, la couche prismatique, formée de hauts cristaux d’aragonite
juxtaposés au sein de la matrice de conchyoline ;
• enfin la couche nacrée, composée de cristaux plats d’aragonite et de calcite
enrobés dans un abondant réseau de conchyoline. Étant extrêmement minces,
ils se disposent en couches feuilletées qui décomposent la lumière en donnant
cet aspect nacré, moiré, caractéristique de nombreuses coquilles (calcite et
aragonite sont deux formes cristallines différentes du carbonate de calcium,
appelé familièrement calcaire).
Anatomie des mollusques
La coquille des mollusques
Les malacologistes, qui ont étudié les mollusques pour définir leurs classes et
caractériser leur embranchement, ont pris en compte les coquillages entiers,
l’ensemble de leur corps, c’est-à-dire les organes internes, la tête, le pied, le
manteau (les parties molles) et la coquille. Cela a pour conséquence une anomalie dans l’ordre d’étude de certaines espèces que l’on pourrait nous reprocher, comme par exemple, d’avoir placé les bulles ou les scaphanders qui
appartiennent à la sous-classe des opisthobranches, entre les lamelleriidés et
les turritellidés qui appartiennent aux prosobranches. La place de ces « intrus »
est due à une ressemblance entre leurs coquilles et celles de leurs voisins selon
notre critère de choix : « ouverture dessinant une courbe continue ».
Nous autres conchyliologues amateurs, n’avons que les coquilles à observer
pour y découvrir les caractères nécessaires à la détermination des espèces. C’est
pourquoi nous devons connaître leur structure, leurs empreintes et les termes
techniques qui s’y rapportent.
Rassurez-vous cependant : notre travail d’identification, plus limité et plus
modeste, n’atteindra pas ce degré de technicité, une bonne loupe devrait vous
suffire.
Son rôle étant protecteur, le mollusque lui « demande » d’être rigide et résistante, qualités qui résultent de sa structure et de sa composition. Du point de
vue chimique, la coquille est composée de deux substances de nature complémentaire : la conchyoline, matière azotée proche de la kératine de nos ongles
et de nos cheveux, et le carbonate de calcium, minéral, dur comme celui de
nos os.
En classe de 5
e , nous avons tous fait les deux expériences suivantes, qui mettent
en évidence chacune de ces substances :
• le carbonate de calcium étant dissous par un séjour dans l’acide, la coquille
vide d’un escargot y devient toute molle, sans forme. Le calcaire ayant disparu,
il ne reste qu’une peau brune, sans consistance, qui s’aplatit au contact, c’est
la conchyoline ;
• avec un autre spécimen, on peut détruire cette matière par la chaleur car
une coquille d’escargot brûlée ne contient plus que le carbonate de calcium,
devenu fragile et friable par destruction de sa trame de conchyoline.
En conclusion, la rigidité de la coquille des mollusques est assurée par sa
structure : la trame de conchyoline maintient en place l’édifice des cristaux de
carbonate de calcium.
De l’extérieur vers l’intérieur, on y distingue trois couches différentes :
• sur le dessus, le périostracum qui habille la coquille. Dans beaucoup de
groupes il disparaît par usure. C’est de la conchyoline pure, sans imprégnation
de calcaire ;
• juste au-dessous, la couche prismatique, formée de hauts cristaux d’aragonite
juxtaposés au sein de la matrice de conchyoline ;
• enfin la couche nacrée, composée de cristaux plats d’aragonite et de calcite
enrobés dans un abondant réseau de conchyoline. Étant extrêmement minces,
ils se disposent en couches feuilletées qui décomposent la lumière en donnant
cet aspect nacré, moiré, caractéristique de nombreuses coquilles (calcite et
aragonite sont deux formes cristallines différentes du carbonate de calcium,
appelé familièrement calcaire).
