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Anatomie des mollusques
• sa masse viscérale renferme les glandes reproductrices, les organes digestifs,
le cœur. Le manteau enveloppe aussi, à l’avant, les quatre palpes labiaux qui
s’étalent autour du trou minuscule de la bouche (mais on ne voit pas d’autres
organes caractéristiques de la tête : la moule n’en a pas, on la dit acéphale).
Les branchies, sous forme de quatre larges lames fines, s’étalent sur toute
la hauteur de l’animal. Cette disposition vaut à la moule l’appellation de
lamellibranche.
muscle adducteur
antérieur
muscles rétracteurs
du pied et du byssus
pied
byssus
glande du byssus
2 branchies droites
organes reproducteurs
muscle adducteur
postérieur
bord du manteau
un palpe labial
bouche
section du manteau
et des 2 branchies
gauches
région du cœur
muscle rétracteur
du pied et du byssus
intestin
anus
boutonnière
Fig. 4 Corps de la moule vu dans la valve droite (moule de 4 cm).
Les termes de bivalves et de lamellibranches s’appliquent à la même classe de
mollusques : si on étudie leurs coquilles on emploie le premier, si on s’intéresse
à leur biologie on préfère le second.
Remarque : dans son milieu, la moule fait entrer directement par son ouverture ventrale l’eau qui la baigne et qui contient la nourriture en suspension et
l’oxygène dissous. Par contre, les bivalves qui vivent enfouis dans le sable ou la
vase, comme la palourde , ne baignant pas directement dans l’eau nourricière,
possèdent deux tubes extensibles, les siphons, l’un inhalant, l’autre exhalant,
qui sortent par l’arrière de la coquille et s’élèvent jusqu’au niveau du sédiment
pour établir la circulation de l’eau dans leur corps.
La seiche (« morgade » , sépia, Sepia officinalis)
Sa coquille (l’os de seiche ) est interne, enveloppée dans le manteau. Elle ne
protège plus que la partie dorsale de la masse viscérale.
Son pied est formé :
• par un entonnoir, situé sous la tête à la sortie de la cavité palléale, qui lui sert
de tuyère dans la nage à réaction ;
• et de huit bras plus deux tentacules rétractiles garnis de ventouses, autour de
la bouche, servant à la capture et au maintien des proies.
Cette disposition particulière du pied, réparti autour de la bouche, vaut à la
seiche d’être rangée dans la classe des céphalopodes (littéralement : pied autour
de la tête). De plus, spécialement chez les pieuvres , il participe à la reptation.
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