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Les coquillages de nos rivages
La moule (Mytilus edulis)
Photo. 4 Mytilus edulis.
Sa coquille est formée de deux pièces (deux valves) articulées par un ligament
élastique dorsal qui tend à les écarter. À l’intérieur, deux muscles adducteurs
(un tout petit à l’avant, dans le sommet, et un gros vers l’arrière), les rapprochent
en se contractant et peuvent maintenir la coquille hermétiquement fermée,
protégeant complètement les parties molles (fig. 3).
muscle rétracteur
antérieur du pied
et du byssus
ouverture ventrale
muscle rétracteur
postérieur du pied
et du byssus
valve droite
valve gauche
dents
Avant
Arrière
muscle adducteur
antérieur
ligament dorsal
ouverture ventrale
muscle adducteur
postérieur
empreinte
palléale
Fig. 3 Les empreintes musculaires à l’intérieur de la coquille (moule de 4 cm).
Cette coquille en deux valves fait de la moule un mollusque bivalve :
• son manteau est la membrane jaune, adhérant à l’intérieur de la coquille et
qui enveloppe toute la masse viscérale. Il est largement ouvert du côté ventral
et présente une ouverture plus petite (la « boutonnière ») sur la face arrière
(fig. 4) ;
• son pied est la languette brune, mobile, qui peut sortir du côté ventral par
l’entrebâillement des valves ;
• la petite touffe de filaments qui sort juste en arrière est le byssus. Ses fibres,
souples et résistantes sont sécrétées par une glande spéciale. Ils sont mis en
place par le pied qui les fixe au support (photo. 4). En sectionnant dans leur
faisceau certains fils et en en fixant de nouveau dans la direction opposée, la
moule peut se déplacer légèrement, grâce au travail de son pied. Il a donc, chez
elle aussi, un rôle locomoteur ;
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