Chapitre IV : RESULTATS ET DISCUSSION
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mécanisme de perte des composés volatils et semi-volatils (dans notre cas les HAP les
plus légers), lorsque des produits pétroliers entrent en contact avec l’eau de surface.
La concentration de 0,77 µg/l trouvée à l'embouchure de l’Oued Mazafran parait normale,
reflétant une activité industrielle moindre au niveau du bassin versant de ce dernier et une
influence faible des ports du fait de l'éloignement de cet oued des ports. Il est à noter la présence
d'une grande quantité d'émulsion (résidus lipidique) au cours du traitement de l'échantillon
destiné à l'analyse des HAP dans cette station, ce qui y reflète une forte activité biologique
faisant consommer une partie des HAP. A cela s'ajoute le phénomène d'adsorption des HAP aux
particules en suspension qui les font transporter de la masse d'eau vers le fond marin.
Une teneur en HAP relativement forte (1,01 µg/l) est enregistrée au niveau de la station B8 qui
correspond à l'embouchure de l'Oued Nador. Cette valeur est supérieure à celles rencontrées
devant les embouchures des oueds les plus pollués dans la zone d'étude (tel que Oued El
Harrach) à savoir que la baie de Bou-Ismail est moins industrialisés en comparaison avec la baie
d'Alger. Ce résultat peut probablement être causé par une contamination des eaux due à un
largage ponctuel de composés pétroliers (eaux de calle, fuites des moteurs, ... etc.) provenant des
navires qui circulent à proximité de cette station (ABDERRAHMANI, 2011) du fait de sa
proximité du port de Tipaza.
Ainsi, la teneur relativement élevées (0,90 µg/l) marquée à l'embouchure de l'Oued Beni
Messous (B2) est due, en plus des apports d'eaux usées par ce denier, à sa position entre deux
ports (Sidi-Fredj et El Djamila) d'où les HAP proviennent d'une part de ces deux structures
portuaires via l'hydrodynamisme et d'autre part de la circulation des navires de pèche et de
plaisance à proximité de l'oued, provoquant ainsi une contamination des eaux par leurs moteurs.
Des teneurs relativement élevées en HAP ont été également enregistré dans les eaux de surface
des stations A4 (0,93 µg/l) et A2 (0,98 µg/l) (correspondant respectivement à Bordj El Kiffan et
Sablette). Ceci revient en premier lieu aux rejets de la localité et ses environs du fait de la forte
urbanisation connue dans ce secteur, mais aussi la proximité de ces deux stations à Oued El
Harrach constitue une deuxième et importante source de contamination (SELLALI, 1996).
Selon SELLALI (1996), cet oued constitue la seconde source de pollution par les HC dans la
baie d'Alger (après le port d'Alger) dont les apport affectent les secteurs central et oriental de la
baie du fait de l'extension des particules contaminées, véhiculées par cet oued, particulièrement
au moment des crues et immédiatement après les crues ou remobilisées, à partir du fond, par
l'agitation et les courant.
La teneur de 0,91 µg/l en HAP enregistré dans les eaux de surface de la station B4 relative aux
ilots de Sidi-Fredj peut être reliée à une pollution indirecte provenant du port de Sidi-Fredj (port
de plaisance) via l'hydrodynamisme marqué le jour de prélèvement du fait de la proximité de
cette station au port. A cela s'ajoute une pollution ponctuelle provoquée par la circulation des
navires de pèche et plaisance qui fréquentent cet endroit et qui contaminent les eaux par leurs
moteurs.
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