Chapitre IV : RESULTATS ET DISCUSSION
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Figure IV.13 : Répartition spatiale des HAP dans la zone d'étude
La répartition spatiale des teneurs des eaux de surface en HAP (Figure IV.13) montre une
distribution plus ou moins hétérogène dans la zone d'étude où on voit l'influence des ports et des
oueds sur l'ensemble des deux baies.
Dans la baie d'Alger, on peut remarquer un gradient décroissant de la côte vers le large, montrant
l'influence des apports de l’Oued El Harrach sur l'ensemble de la baie. Ceci confirme la
conclusion des travaux de SELLALI (1996) que cet Oued constitue la deuxième source de
pollution par les hydrocarbures dans cette baie après le port d'Alger et les émissaires du secteur
se trouvant à proximité de ce dernier.
La même chose pour la distribution spatiale de ces polluants dans les eaux de surface de la baie
de Bou-Ismail qui semble être affectée par les apports continentaux déversés directement dans la
baie, surtout les rejets de la zone industrielle dans la ville de Bou-Ismail, ou indirectement par le
biais des oueds (BOUDJELLAL et al.,1995 ; SELLALI et al., 1995b in GRIMES et al.,
2005), mais aussi par la pollution issue des ports implantés dans cette baie et transportée par la
force de l'hydrodynamisme vers les régions adjacentes.
Selon SELLALI (1996), des pollutions ponctuelles des eaux de surface, dans certains sites
restreints, peuvent provenir soit des panaches des eaux côtières soumises à l'influence des
sources décrites précédemment, soit des navires en rade dans les baies ou alors issues du trafic
maritime au large. Ces pollutions ne suivent pas un schéma de distribution particulier car elles
sont étroitement liées à l'hydrodynamisme complexe et à son important rôle dans le transport des
HAP en milieu marin au-delà de leurs sources.
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