Chapitre IV : RESULTATS ET DISCUSSION
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correspond à l'extérieur du port d'Alger le jour du prélèvement où la forte agitation a provoqué la
dispersion des nappes d'hydrocarbures.
Une attention toute particulière pour les deux ports d'El Djamila et de Khmisti (B1 et B10) où
les concentrations en HAP (0,69 et 0,68 µg/l respectivement) sont relativement faibles en
comparaison avec les autres ports de la zone d'étude. En fait, ces derniers représentent des petits
ports de pèche dont la circulation des navires est relativement faible (en comparaison avec le port
d’Alger par exemple). Ainsi, l’hydrodynamisme fort marqué au niveau de la station B10
(extérieur du port de Khmisti) le jour du prélèvement pourrait alors avoir un rôle dans la
dispersion des HAP dans cette station et donc expliquer la valeur trouvée. Alors que pour la
station B1 (extérieur du port d’El Djamila), le fait qu'elle se trouve dans un endroit non abrité
contre l'hydrodynamisme (entre la baie d’Alger et la baie d’El Djamila), pourrait être à l’origine
de cette concentration.
En effet, les Oueds constituent des collecteurs d’eaux usées issues des différentes activités
humaines (décharges domestiques et industrielles) pouvant ainsi affecter le niveau de pollution
des HAP dans ces endroits (AGAH et al., 2016).
Globalement, les oueds de la zone d'étude transportent, de leurs bassins versants à la mer, une
importante charge polluante issue des rejets des centres urbains, mais aussi des rejets des unités
industrielles installées à bords de ces oueds ou implantées dans leurs bassins versants. Ces unités
constituent une source importante des HAP provenant de rejets de résidus pétroliers (issus des
machines).
L’activité industrielle est beaucoup plus marquée dans la baie d'Alger, ce qui témoigne la valeur
élevée trouvée à l'embouchure d’Oued El Harrach en comparaison, à titre d'exemple, avec Oued
Mazafran (baie de Bou-Ismail). Cependant, la concentration minimale des HAP enregistrée dans
les eaux de surface de la station qui correspond à Oued El Hamiz peut être expliquée par
l'intervention d'autres facteurs susceptibles de varier la concentration liée à la source :
 Le premier facteur est l'adsorption de ces substances à la surface des particules en
suspension plutôt que se dissoudre dans l'eau. ce phénomène est favorisé par
l'hydrophobicité des HAP qui finissent par une déposition sur le sédiment marin suite à
l'augmentation de la densité de ce complexe (CHIOU et al., 1998 in JOUANNEAU,
2002 ; AGAH et al., 2016) ;
 Le deuxième facteur est l'incorporation des HAP dans les tissus animaux grâce à leur
propriété lipophile et leur bioaccumulation dans la chaine alimentaire (CHIOU et al.,
1998 in JOUANNEAU, 2002 ; AGAH et al., 2016) ;
 Le troisième facteur est l’activité biologique des eaux de surfaces qui conditionne le
transport des HAP de haut poids moléculaire vers les sédiments marins (DACHSET al.,
2002 in AZOURY, 2013). Cette activité est plus prononcée devant les embouchures des
oueds à cause des apports massifs des MO par ces derniers. Ceci est témoigné par la
présence d'une grande quantité d'émulsions lors du traitement de l'échantillon destiné à
l'analyse des HAP dans cette station. Ces émulsions signifient la présence de résidus
lipidiques provenant d'une activité biologique ;
 Un quatrième facteur peut intervenir, celui de l'évaporation par photo-oxydation des
composés légers. D'après PIMSEE (2014), ce processus constitue le principal
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