Chapitre IV : RESULTATS ET DISCUSSION
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L'ensemble des résultats révèle une faible présence des HAP dans les eaux de surface de la zone
d'étude où les valeurs fluctuent autour d'une moyenne de 0,87 µg/l (Figure IV.13). Ainsi, une
faible variation des concentrations des HAP a été marquée sur l'ensemble de cette zone (écarttype = 0,14) avec un minimum de 0,64 µg/l enregistré au niveau de la station A1 qui correspond
à l'embouchure de Oued El Hamiz et un maximum de 1,17 µg/l signalé à Bou-Ismail (station
B6).
Ces faibles teneurs en HAP dans l’ensemble de la zone pourraient être expliquées par la
caractéristique de la période d’échantillonnage, qui est le début de la saison chaude. Ainsi, les
HAP présents dans les eaux de surface subissent une dégradation accélérée due aux températures
élevées qui peuvent influencer les taux de biodégradation et de photo-oxydation (WITT, 2002 in
AGAH et al., 2016).
Le maximum enregistré au niveau de la station se trouvant face à la ville de Bou-Ismail (B6)
peut être expliqué par la forte pression anthropique que connait cette ville depuis les dernières
années. En effet, la forte urbanisation dans cette ville fait d'elle la région la plus importante dans
la côte Ouest d'Alger, générant ainsi des rejets domestiques plus importants qui se déversent
directement en mer sans aucun traitement préalable. En plus de la forte urbanisation, Bou-Ismail
constitue aussi la ville la plus industrialisée de la wilaya de Tipaza en accueillant dans sa
dynamique zone industrielle 27 entreprises dans différents domaines dont cinq sont mises en
cause des rejets toxiques : il s'agit de Novapharm, Céramique Hippocampe, Driouche
Cosmétiques Laboratoires, Prochimal et le géant papetier Tonic Emballages (CHERRIH,
2017). Il est à noter que ces industries rejettent toute leur charge polluante en mer sans aucun
traitement, y compris les HAP provenant des pertes de lubrifiants. Ces rejets constituent alors
une source directe de la pollution des eaux de surface en HAP dans cette station. A cela s'ajoute
l'apport indirect, sous l'effet de l'hydrodynamisme, des HAP en provenance des ports de
Bouharoun et de Khimisti du fait de leur proximité à cette station, ainsi qu'une pollution
ponctuelle probable des eaux, issue des navires circulant au large de cette zone.
On remarque que les valeurs relativement élevées correspondent aux stations qui se situent à
l'extérieur des ports et des oueds se trouvant dans la zone d'étude (à l'exception des ports Khmisti
et El Djamila et des oueds Mazafran et El Hamiz).
Les fortes teneurs en HAP trouvées au niveau des ports reviennent essentiellement à la
circulation de navires, surtout ceux qui transportent le pétrole brut et les produits raffinés (OMI,
1998 in GONNELLI et al., 2016). Ces concentrations peuvent aussi être dues aux opérations
portuaires (déballastage et dégazage) reliées à ces navires (BAILLACHE et al, 1974 in
REMILI et al., 2010).
Le port d'Alger, au-delà des pollutions liées aux activités portuaires, reçoit un nombre important
d'égout (27) en provenance de la ville d'Alger. Cependant, d'après ABDERRAHMANI (2011),
la mémoire faible de l'eau, sur une échelle spatiotemporelle moyenne ou longue, fait que, en un
temps donné, la concentration décelée dans une station n'est guère la même après un laps de
temps très réduit. Ceci revient à l'importante dynamique des eaux et aussi aux conditions
météorologiques locales. Ce qui explique la concentration en HAP relevée de la station qui
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L'ensemble des résultats révèle une faible présence des HAP dans les eaux de surface de la zone
d'étude où les valeurs fluctuent autour d'une moyenne de 0,87 µg/l (Figure IV.13). Ainsi, une
faible variation des concentrations des HAP a été marquée sur l'ensemble de cette zone (écarttype = 0,14) avec un minimum de 0,64 µg/l enregistré au niveau de la station A1 qui correspond
à l'embouchure de Oued El Hamiz et un maximum de 1,17 µg/l signalé à Bou-Ismail (station
B6).
Ces faibles teneurs en HAP dans l’ensemble de la zone pourraient être expliquées par la
caractéristique de la période d’échantillonnage, qui est le début de la saison chaude. Ainsi, les
HAP présents dans les eaux de surface subissent une dégradation accélérée due aux températures
élevées qui peuvent influencer les taux de biodégradation et de photo-oxydation (WITT, 2002 in
AGAH et al., 2016).
Le maximum enregistré au niveau de la station se trouvant face à la ville de Bou-Ismail (B6)
peut être expliqué par la forte pression anthropique que connait cette ville depuis les dernières
années. En effet, la forte urbanisation dans cette ville fait d'elle la région la plus importante dans
la côte Ouest d'Alger, générant ainsi des rejets domestiques plus importants qui se déversent
directement en mer sans aucun traitement préalable. En plus de la forte urbanisation, Bou-Ismail
constitue aussi la ville la plus industrialisée de la wilaya de Tipaza en accueillant dans sa
dynamique zone industrielle 27 entreprises dans différents domaines dont cinq sont mises en
cause des rejets toxiques : il s'agit de Novapharm, Céramique Hippocampe, Driouche
Cosmétiques Laboratoires, Prochimal et le géant papetier Tonic Emballages (CHERRIH,
2017). Il est à noter que ces industries rejettent toute leur charge polluante en mer sans aucun
traitement, y compris les HAP provenant des pertes de lubrifiants. Ces rejets constituent alors
une source directe de la pollution des eaux de surface en HAP dans cette station. A cela s'ajoute
l'apport indirect, sous l'effet de l'hydrodynamisme, des HAP en provenance des ports de
Bouharoun et de Khimisti du fait de leur proximité à cette station, ainsi qu'une pollution
ponctuelle probable des eaux, issue des navires circulant au large de cette zone.
On remarque que les valeurs relativement élevées correspondent aux stations qui se situent à
l'extérieur des ports et des oueds se trouvant dans la zone d'étude (à l'exception des ports Khmisti
et El Djamila et des oueds Mazafran et El Hamiz).
Les fortes teneurs en HAP trouvées au niveau des ports reviennent essentiellement à la
circulation de navires, surtout ceux qui transportent le pétrole brut et les produits raffinés (OMI,
1998 in GONNELLI et al., 2016). Ces concentrations peuvent aussi être dues aux opérations
portuaires (déballastage et dégazage) reliées à ces navires (BAILLACHE et al, 1974 in
REMILI et al., 2010).
Le port d'Alger, au-delà des pollutions liées aux activités portuaires, reçoit un nombre important
d'égout (27) en provenance de la ville d'Alger. Cependant, d'après ABDERRAHMANI (2011),
la mémoire faible de l'eau, sur une échelle spatiotemporelle moyenne ou longue, fait que, en un
temps donné, la concentration décelée dans une station n'est guère la même après un laps de
temps très réduit. Ceci revient à l'importante dynamique des eaux et aussi aux conditions
météorologiques locales. Ce qui explique la concentration en HAP relevée de la station qui
