Matériels et méthodes
41
 Source lumineuse
Elle consiste à émettre une radiation de résonance par l’élément même qu’on veut doser.
Les sources d’émission doivent être stables dans le temps, présenter une luminance élevée pour
le spectre de l’élément avec un fond continu faible et enfin avoir une durée de vie assez longue.
Elles sont généralement constituées de lampe à cathode creuse ou lampe à décharge
électronique (Pinta, 1979).
 Nébuliseur
Les échantillons destinés à une analyse par spectrométrie atomique sont pour la plupart dissouts
en milieu aqueux et introduit dans l’atomiseur par un nébuliseur, celui-ci aspire l’échantillon
liquide à travers un capillaire par un flux de gaz à haute pression qui s’écoule autour de
l’extrémité du tube « effet Bernoulli » (Skoog et al., 2003). La solution d’analyse est alors
aspirée dans le capillaire et à la sortie, elle est pulvérisée en un aérosol constitué de fines
gouttelettes. Cet aérosol pénètre alors dans la chambre de nébulisation dont le rôle est de faire
éclater les gouttelettes et d’éliminer les plus grosses. Ce brouillard homogène pénètre alors dans
le bruleur.
 Chambre d’absorption
Les chambres d’absorption les plus utilisées en spectrométrie sont la flamme et le four graphite
qui sont capables, à partir d’éléments présents en solution, de fournir des atomes libres en
proportion suffisante pour utiliser la technique d’absorption.
 Monochromateur
Le faisceau incident (source émise) est un spectre de raies qui contient : les raies de l’élément
à doser et les raies du gaz de remplissage, les raies d’éventuelles impuretés ainsi que les raies
de l’atomiseur (flamme) par conséquent, c’est une lumière polychromatique. Le rôle du
monochromateur consiste à éliminer toute la lumière, quelle que soit son origine, ayant une
longueur d’onde différente de celle à laquelle on travaille pour avoir un faisceau
monochromatique (Benedetto, 1997).
 Détecteur et dispositif de mesure
Dans les méthodes physiques d’analyse, l’appareil utilisé fournit un résultat qui sera le plus
souvent un signal électrique représentatif de la grandeur à mesurer : le détecteur est donc
un ‘transformateur’ qui fournit un courant ou une tension à partir d’une caractéristique physicochimique.
Précédent

Etude de la bioaccumulation des métaux traces par trois poissons démersaux dans le golfe de Ghazaouet - 51/85

Suivant