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Un mode de gestion du territoire assez coopératif, démocratique et intéressant car permettant aux
acteurs de s’exprimer.
Un lieu de débat et d’objectivation grâce au travail d’expertise et à la puissance financière (à l’époque)
du PNMI pour objectiver grâce à la connaissance ‘terrain’ des acteurs et le potentiel scientifique
disponible.
Une instance permettant aux acteurs de s’approprier le milieu.
Le Conseil a été éclairant de ce qu’était le Parc, son positionnement et ses capacités juridiques.
Le Conseil oriente la politique et les activités déclinées du plan de gestion du PNMI.
En mer, espace administré par l’Etat, le Conseil est l’un des très rares cas où une partie de son pouvoir
est déléguée à une assemblée démocratique. Le fait que le Conseil donne un avis exécutoire sur les
projets prévus est considéré comme un pouvoir extraordinaire.
Le Conseil de gestion a rapproché des acteurs dont certains venaient au départ simplement pour
défendre leurs intérêts et n’avaient tendance à intervenir que sur les sujets qui les touchaient
directement. Les membres du Conseil ont aujourd’hui bien compris qu’ils sont intégrés dans la
gestion de cette AMP ; ils s’intéressent et interviennent sur l’ensemble des sujets, même ceux
qui ne les concernent pas directement (à l’exemple des pêcheurs qui s’intéressent à
l’environnement et la qualité du milieu).
Même si l’Etat continue de réglementer, le Conseil a gagné sa légitimité à la fois en prenant des
décisions qui sont étayées sur l’expertise des agents du Parc mais surtout en gardant cet
équilibre entre la protection et le développement des activités. Ces décisions dont la grande
majorité sont prises à la quasi-unanimité, y compris sur les sujets conflictuels, démontrent
qu’elles conviennent à la majorité. Elles sont par ailleurs mieux acceptées car prises
collectivement et font avancer les choses pour les acteurs.
Les perceptions sur le Conseil de gestion comme outil d’intégration des acteurs sont présentées
dans le Tableau 19.
Tableau 19. Perceptions des acteurs sur le Conseil de gestion comme outil d’intégration.
Perception du Conseil de gestion comme outil d’intégration
Le Conseil a permis la conception d’une culture de concertation et la création d’une communauté
avec diverses cultures (scientifique, économique, environnementale…).
Les résultats par les actes et sur le terrain témoignent que le Conseil de gestion est un outil
d’intégration et un lieu de débat qui rassemble un nombre considérable d’acteurs autour de la table.
Il n’existe pas un meilleur outil, ni dans le cadre des parcs nationaux, ni dans les réserves MAB, ni
au cours des expériences GIZC à terre. Les 10 ans du Parc en sont les fruits et démontrent une certaine
réalité dans l’outil Parc Marin.
Le Conseil est un outil de coordination et une instance qui permet de débattre les décisions prises
dans le PNMI. Il est également un lieu de rencontre des acteurs qui ont un rôle à jouer dans le Parc.
Il n’y a pas jusqu’à présent d’instance similaire, les rencontres sont bilatérales entre les pêcheurs et
les services de l’état et sur des sujets particuliers.
Le Conseil permet de faire avancer la gestion. Il est l’un des rares endroits où le débat porte sur tout
et pas uniquement sur les sujets qui intéressent l’acteur.
En ce qui concerne la pêche, le Conseil de gestion est un outil d’intégration, en dépit que cet avis
n’est pas partagé par les plaisanciers.
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