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de cette situation est partagée. L’absence de discussion et de partenariat ainsi que le rapport de
force entre deux supposés alliés pour la protection de la nature et du milieu marin devenus
protagonistes ont entrainé la perte de l’association Bretagne vivante, l’allié le plus proche des
citoyens.
5.3.4.4 Acceptabilité du PNMI
Le soutien du PNMI aux initiatives à terre pour le développement des activités économiques,
son appui aux demandes de labélisation et l’attribution des aides aux pêcheurs lui ont permis
de gagner l’acceptabilité des usagers. Cette dernière n’aurait pu être acquise sans l’appui des
pêcheurs dans le nord Finistère qui ont compris l’intérêt du Parc marin en terme de protection
de la ressource, d’image et de labels.
Le soutien aux projets est la plus importante activité qui a conduit à l’acceptabilité ainsi que les
études menées notamment sur le champ d’algues et sur les phoques en plus d’un ensemble de
travaux réalisés en partenariat avec les professionnels et les scientifiques. La communication
de ces travaux a montré que le Parc n’était pas un frein aux activités.
Ceci confirme la grande importance de l’acquisition des connaissances ainsi que leur partage
aux citoyens pour qu’ils s’approprient le milieu. Il est également essentiel de renforcer la fierté
des populations et l’intérêt de préserver le site.
L’acceptabilité du Parc par les habitants des îles est très variable entre l’île de Sein qui se montre
très volontaire, l’île Molène qui ne se détermine pas et Ouessant qui a été très longtemps très
réticente. Le maire de cette dernière n’avait durant les premières années jamais siégé aux
réunions du Conseil pour les mêmes raisons que celles évoquées par les habitants qui déclarent :
« On nous prive de ce qui est à nous et on nous empêche de faire avec notre territoire ce qu’on
a envie de faire ». Alors qu’en réalité ils bénéficient de nombreuses aides pour les activités sur
les îles, celles-ci ont décroché trois des cinq projets subventionnés par le Parc en 2015, avec un
budget dépassant les 24 000 euros soit plus 61% du budget total des subventions (PNMI, 2015).
5.3.4.5 Perception sur le Conseil de gestion
Le Conseil de gestion constitue un rassemblement très original en France mettant autour d’une
table une cinquantaine de personnes issues de plusieurs collèges permettant d’avoir un large
spectre de compétences. Le Conseil est composé des services de l’Etat, les élus des collectivités
territoriales, les usagers professionnels, les usagers de loisirs, les associations de protection de
l’environnement et les personnes qualifiées ainsi que le préfet.
Les différentes perceptions des acteurs interviewés sur le Conseil de gestion sont déclinées dans
le Tableau 18.
Tableau 18. Perceptions des acteurs sur le Conseil de gestion.
Le Conseil de gestion est
Une assemblée délibérative qui a pour rôle la gestion de l’AMP avec un pouvoir limité mais
suffisant.
Une plateforme de prise de décision représentative des acteurs et des enjeux.
Une assemblée qui permet aux acteurs de se rencontrer, discuter et échanger.
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La gestion intégrée des parcs naturels côtiers - 107/243

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