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de la surface occupée par ces canaux impossible. La différence peut se faire également au niveau de
la série médio-dorso-caudale et/ou du nombre de rangées de dents.
La variété sans boucles de Raja clavata, présente encore des difficultés d’identification. Le mot
clavata d’origine latine signifiant bouclé ou clouté ne permet pas de considérer une raie dépourvue
de boucles comme appartenant à Raja clavata, même si le pédoncule caudal est caractérisé par
l’alternance des bandes claires et sombres. De plus, quelques individus observés ne présentant pas
ce caractère et dépourvus de boucles ont été rattachés à l’unité taxonomique R. clavata : le bord
antérieur de leur disque ainsi que sa forme quadrangulaire les rapprochant des représentants de
cette espèce. Toutes ces observations permettent de supposer que R. clavata sans boucles est une
espèce hybride provenant du croisement entre R. clavata et des espèces différentes mais voisines,
telles que Raja brachyura, Raja montagui et surtout Raja asterias. Nous avons pu observer chez
Raja radula une différence entre certains individus au niveau des ocelles, de la coloration et de la
forme du museau; cette espèce ne ressemble à aucune autre espèce du genre Raja.
3. Systématique phénétique.
Afin de mettre en évidence ce qui dans la morphologie prête à confusion, l’étude morphométrique
a été entreprise pour certaines espèces de raies. Les caractères morphométriques complètent les
caractères morphologiques car ils quantifient l’information pour deux types d’étude : l’étude
interspécifique et l’étude intraspécifique.
3.1. Standardisation des données biométriques.
Pour chaque espèce, les données relatives aux mâles et aux femelles sont séparées, grâce au module
‘Data Management’ du logiciel. Les données brutes sont alors standardisées ; les nouvelles valeurs
sont consignées dans le tableau 3 (annexe I). Les paramètres de la régression potentielle qui ont
permis de calculer les valeurs transformées sont regroupées dans les tableaux 4 et 5 (annexe I). Le
coefficient de corrélation r mesure l’intensité de la liaison entre LT et les 12 autres variables. Ce
coefficient montre que la longueur totale est bien corrélée avec les autres variables, à l’exception de
IO. Douze variables seulement, sont donc prises en compte : LD, DD, IO, PO, PN, PB, PA, LQ,
LD1, LD2, LAM, LAD. En effet, pour éviter une redondance de l’information, la variable LT n’a
pas été considérée. La distance inter-orbitaire étant assez réduite, les mesures relevées sont
arrondies à l’unité supérieure et peuvent ainsi provoquer des biais.
3.2. Analyse interspécifique.
Une AMD (analyse multidimensionnelle des données) a été menée à l’aide du progiciel
STATISTICA. L’analyse factorielle des composantes principales, l’analyse discriminante ainsi que
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Les Sélaciens de la côte algérienne, biosystématique des requins et les raies - 135/390

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