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la classification hiérarchique ont d’abord porté sur une matrice de 10 variables (LD, DD, IO, PO,
PN, PB, PA, LQ, LD1, LD2) et 128 individus, afin de répondre à certaines questions relatives au
polymorphisme de R. clavata. L’objectif est de définir si la variabilité est intraspécifique ou
interspécifique. Les profondes différences observées plaident pour la présence d’au moins deux
espèces différentes.
Les différentes variantes de l’AMD, ont
d’abord été menées pour R. clavata avec
boucles (BC) , R. clavata sans boucles
(PBC) et 2 autres espèces : Dipturus
oxyrhincus et R. radula. Nous avons
délibérément choisi des espèces aussi
évidentes que R. radula et D. oxyrhincus
afin de nous assurer que l’ACP pouvait
reconnaître les espèces en fonction de
leur biométrie.
Figure 20 - Séparation de 3 espèces de raie par l’ACP
Les résultats obtenus sont satisfaisants (fig. 20) : D. oxyrhincus à forme très particulière, est séparée
des deux autres espèces qui ont des formes similaires. Trois groupes se dessinent dans la deuxiéme
catégorie, celle des museaux courts: R. radula, R. clavata/PBC et R. clavata/BC.
Une analyse discriminante réalisée par le Dr
Scalisi M. (ICRAM, Italie) sépare nettement
D. oxyrhincus et R. radula de R. clavata. En
considèrant les deux formes de R.clavata (R.
clavata/pbc et R. clavata/bc) nous observons
également une discrimination nette de ces
groupes (fig. 21). Cela fait donc apparaitre
quatre espèces.
Figure 21 – Analyse discriminante réalisée sur 3 espèces de raies
La dernière tentative s’est effectuée en considérant les deux groupes de R. clavata. Le modèle
confirme nettement les doutes qui se sont installés devant ce polymorphisme: une similitude dans
les formes conduit certainement à une identification erronée.
L’analyse discriminante élève les deux sous-populations de raie bouclée au rang de population.
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