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successives avec des périodes de repos de durée mal délimitée, mais probablement courtes. Le cycle
de reproduction dans ce cas est mal circonscrit dans le temps et on peut même estimer qu’il n’existe
pas. Le cycle de reproduction des Elasmobranches vivipares est plus clairement défini et délimité
dans le temps ; cependant la durée du cycle n’est pas la même pour toutes les espèces et il peut se
dérouler sur deux mois (Dasyatis violacea) ou bien s’étendre sur trois années (Torpedo marmorata)
avec chaque fois parturition à l’issue de ces deux périodes (Capapé, 1985b).
Lorsqu’on évoque la fécondité dans l’ancien groupe des poissons, on assimile automatiquement
cette notion aux téléostéens, dont certains représentants peuvent pondre jusqu’à plusieurs centaines
de milliers d’œufs. Chez les Sélaciens les ovocytes de toutes les espèces et de toutes tailles sont
visibles à l’œil nu et mesurent au minimum 20 mm de diamètre pour un poids moyen de 2 gr. Si la
fécondité est exprimée en nombres d’œufs émis, l’estimation de ce nombre est rendue délicate et
difficile par la taille de ces ovocytes (Capapé, 1985b).
5. Exploitation
5.1 Paramètres de croissance
5.1.1 Analyse des structures d’âge
5.1.1.1. Couples âge-longueur, méthode de Petersen (1892)
Elle fait des hypothèses sur l’intervalle de temps (classe) séparant les différents modes d’une
distribution de fréquences de taille : chaque mode est supposé représenter des groupes d’âge
distincts ou cohortes. En suivant par saison les effectifs par classe de taille, il est possible de
déterminer des modes successifs.
5.1.1.2. Couples âge-longueur, méthode de Bhattacharya (1938)
La méthode de Petersen devient très difficile à utiliser quand les classes de taille se chevauchent.
Dans ce cas des analyses mathématiques peuvent séparer les sous-populations imbriquées. Cette
méthode se base sur les distributions de fréquences de taille. On regroupe les données de fréquences
en classes de taille d’égale amplitude « h » et de point milieu « X ». On construit un graphique
portant en ordonnée, pour chaque abscisse X, la quantité:
∆ log Ζ = log Z (x + h) – log Z (x)
Z (x+h) et Z (h) étant les effectifs de classe de point milieu « X + h » et « X ».
Sur le graphe, on recherche des points de droite à pente négative. Le nombre de droites
obtenu, correspond au nombre de composantes autrement dit aux groupes d’âge. Les moyennes de
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Les Sélaciens de la côte algérienne, biosystématique des requins et les raies - 104/390

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