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4.2. Sex-ratio
C'est un indice qui désigne la proportion des individus de chaque sexe d’une population d’une
espèce donnée ; le sex-ratio ou proportion des sexes, s’exprime sous différentes formes (Kartas et
Quignard, 1984).
Nous avons choisi indifféremment les expressions suivantes, car se complétant:
Taux de féminité = [F / (F + M)] x 100. F : nombre de femelles. M : nombre de mâles.
Taux de masculinité = [M / (F + M)] x 100. M : nombre de mâles ; F : nombre de femelles.
L’intervalle de confiance est calculé à partir de la formule suivante (Schwartz, 1983)
IC = % ± 1.96 √(pq / n)
p : pourcentage de femelles. q : pourcentage de mâles. n : nombre de mâles et femelles
4.3. Sexualité et Fécondité
La sexualité des Sélaciens concerne l’évolution sexuelle des individus mâles et femelles jusqu’à
l’acquisition de la taille de première maturité sexuelle. Le dimorphisme sexuel peut-être considéré
comme l’aboutissement et le terme ultime de la puberté. Son évolution lente s’accentue au moment
de la maturation sexuelle, se stabilise mais est d’autant plus marqué que l’individu est âgé. Capapé
(1985a) note que les auteurs ont coutume de vérifier l’état sexuel des mâles par l’examen des
gonades et par la présence de spermatozoïdes dans le tractus génital. Cet auteur utilise plutôt
l’évolution de la relation existant entre la taille (longueur totale de l’individu) et la longueur des
ptérygopodes, mesurée depuis leur insertion au niveau de la ceinture pelvienne, jusqu’à leur
extrémité distale. Il y est suggéré de l’adopter car elle ne présente aucun inconvénient pour la
collecter. La relation d’allométrie entre la longueur totale permet d’obtenir une figure où, d’après la
disposition des points, on peut cerner les étapes de la vie sexuelle de l’espèce. Généralement ces
points sont disposés selon trois droites correspondant chacune à une des phases de la vie sexuelle
des individus :
- phase juvénile dans laquelle les ptérygopodes sont courts, peu développés et flexibles ;
- phase de maturation où les ptérygopodes deviennent plus rigides, grandissent et dépassent le bord
postérieur de la nageoire pelvienne ;
- phase adulte ou de maturité où les ptérygopodes deviennent très rigides, prennent leur forme
définitive et dépassent largement vers l’arrière, la nageoire pelvienne.
Dans le cas des femelles, l’absence de ptérygopodes ne permet pas de déterminer avec précision
les différentes phases de l’évolution sexuelle. On ne peut utiliser que les méthodes d’observation,
après dissection, de l’état du tractus génital et des ovaires.
Il existe deux grands modes de reproduction chez les Chondrichthyens : l’oviparité et la viviparité.
Les Sélaciens ovipares présentent une ponte ininterrompue : les ovocytes sont émis par vagues
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Les Sélaciens de la côte algérienne, biosystématique des requins et les raies - 103/390

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