Chapitre 3 Maîtrise et gestion du risque sanitaire
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traitement donnés sur un petit nombre de poissons car la tolérance peut être très différente selon
les espèces traitées (Seng et al., 2006).
c) Enfin, en fonction de la durée du cycle de développement parasitaire, planifier la fréquence
des traitements.
b) Immunoprophylaxie
L’immunoprophylaxie consiste à augmenter la résistance des poissons vis-à-vis d’un agent
pathogène particulier au moyen de la vaccination ou de l’utilisation de produits
immunostimulants tels que les vitamines ou anti-oxydants (Lautraite et al., 2004).
Aucun vaccin n’est actuellement commercialisé contre les parasitoses. À l’échelle
expérimentale des essais ont été réalisés contre des protozoaires ciliés (Alvarez-Pellitero, 2008).
3.2. Mesures curatives
Il faut souligner que l’utilisation d’antibiotiques doit impérativement se faire sous contrôle
vétérinaire. L’emploi du chloramphénicol, des furannes (antibiotiques) et du vert malachite
(antiparasitaire) est strictement interdit en aquaculture. En fait, tout traitement thérapeutique à
base de molécules pharmacologiques doit être considérée dans un cadre vétérinaire et son
utilisation est donc réglementée et soumise à prescription vétérinaire sur ordonnance (Van
Cam, 2009).
Il existe trois voies d’administration des traitements : par injection, par balnéation ou par voie
orale. L’injection ne concerne que les antibiotiques. Elle présente l’avantage de pouvoir délivrer
des doses précises en connaissance du poids exact des poissons. Cependant, les contraintes
d’ordre technique justifient de ne réserver l’injection qu’aux poissons de grande valeur comme
les géniteurs : il s’agit d’une voie d’administration laborieuse et coûteuse en temps puisqu’elle
requiert la pêche, l’anesthésie et le plus souvent une injection manuelle individuelle (Samuelsen
et al., 2006). Les injections peuvent se faire par voie intrapéritonéale, intramusculaire ou au
niveau du sinus dorsal (Noga, 2000).
La balnéation est la voie la plus communément utilisée pour traiter les poissons. C’est le
mode idéal pour lutter contre les bioagresseurs externes (parasites, bactéries et champignons),
car facile d’application. Les infections bactériennes septicémiques peuvent aussi être traitées de
cette façon chez les poissons marins car ils ingèrent l’eau de leur milieu. Exception faite
des antibiotiques, les produits d’utilisation externe agissent comme des antiseptiques à large
spectre. Ils doivent donc faire l’objet d’une surveillance rapprochée lors des traitements pour
éviter tout problème de toxicité (Noga, 2000). Via cette technique, les antibiotiques doivent être
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traitement donnés sur un petit nombre de poissons car la tolérance peut être très différente selon
les espèces traitées (Seng et al., 2006).
c) Enfin, en fonction de la durée du cycle de développement parasitaire, planifier la fréquence
des traitements.
b) Immunoprophylaxie
L’immunoprophylaxie consiste à augmenter la résistance des poissons vis-à-vis d’un agent
pathogène particulier au moyen de la vaccination ou de l’utilisation de produits
immunostimulants tels que les vitamines ou anti-oxydants (Lautraite et al., 2004).
Aucun vaccin n’est actuellement commercialisé contre les parasitoses. À l’échelle
expérimentale des essais ont été réalisés contre des protozoaires ciliés (Alvarez-Pellitero, 2008).
3.2. Mesures curatives
Il faut souligner que l’utilisation d’antibiotiques doit impérativement se faire sous contrôle
vétérinaire. L’emploi du chloramphénicol, des furannes (antibiotiques) et du vert malachite
(antiparasitaire) est strictement interdit en aquaculture. En fait, tout traitement thérapeutique à
base de molécules pharmacologiques doit être considérée dans un cadre vétérinaire et son
utilisation est donc réglementée et soumise à prescription vétérinaire sur ordonnance (Van
Cam, 2009).
Il existe trois voies d’administration des traitements : par injection, par balnéation ou par voie
orale. L’injection ne concerne que les antibiotiques. Elle présente l’avantage de pouvoir délivrer
des doses précises en connaissance du poids exact des poissons. Cependant, les contraintes
d’ordre technique justifient de ne réserver l’injection qu’aux poissons de grande valeur comme
les géniteurs : il s’agit d’une voie d’administration laborieuse et coûteuse en temps puisqu’elle
requiert la pêche, l’anesthésie et le plus souvent une injection manuelle individuelle (Samuelsen
et al., 2006). Les injections peuvent se faire par voie intrapéritonéale, intramusculaire ou au
niveau du sinus dorsal (Noga, 2000).
La balnéation est la voie la plus communément utilisée pour traiter les poissons. C’est le
mode idéal pour lutter contre les bioagresseurs externes (parasites, bactéries et champignons),
car facile d’application. Les infections bactériennes septicémiques peuvent aussi être traitées de
cette façon chez les poissons marins car ils ingèrent l’eau de leur milieu. Exception faite
des antibiotiques, les produits d’utilisation externe agissent comme des antiseptiques à large
spectre. Ils doivent donc faire l’objet d’une surveillance rapprochée lors des traitements pour
éviter tout problème de toxicité (Noga, 2000). Via cette technique, les antibiotiques doivent être
