Chapitre 3 Maîtrise et gestion du risque sanitaire
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limités aux systèmes d’élevage recirculés ou aux bassins de petit volume : certaines molécules
comme l’oxytétracycline, l’acide oxolinique et les fluméquines forment des complexes avec les
cations de l’eau de mer et se retrouvent partiellement inactivées. Ainsi, une dose et une durée de
traitement plus longues sont requises en milieu marin, engendrant un coût plus conséquent
qu’en milieu dulçaquicole (Samuelsen et al., 2006). La balnéation requiert certaines
précautions : il est conseillé de mettre les poissons à jeun au moins 12 heures avant le traitement
et d’oxygéner si nécessaire le milieu pendant et après traitement (Seng et al., 2006). Elle peut
s’effectuer de trois façons (Noga, 2000):
 bain éclair ou bain « flash » en cuve de traitement : cette technique consiste à
immerger les poissons dans une cuve contenant une solution concentrée d’un principe
actif aux propriétés biocides et à les maintenir dans cette cuve pendant une courte
période, généralement de 5 minutes ;
 bain long stagnant en bassin ou en cage : le traitement par bain long stagnant consiste
à remplir un bassin d’élevage avec une solution homogène de principe actif aux
propriétés biocides et à maintenir les poissons dans cette solution sans renouvellement
d’eau pendant plusieurs dizaines de minutes voire quelques heure. En cage,
l’utilisation de bâches étanches permettant de créer un milieu fermé s’impose ;
 bain long ouvert en flux continu : il s’agit de laisser couler en flux continu dans
l’entrée d’eau d’un bassin une solution contenant un principe actif aux propriétés
biocides pendant une durée atteignant plusieurs dizaines de minutes, voire plusieurs
heures.
Enfin, les traitements par voie orale sont peu coûteux en temps et faciles d’administration car
ils sont distribués mélangés à l’aliment. Ils peuvent s’utiliser pour traiter des lots entiers de
poissons de grande taille. Là encore, cette technique ne concerne que les antibiotiques.
L’inconvénient majeur réside dans le contrôle délicat de la dose ingérée : généralement, les
poissons malades présentent une baisse d’appétit. De plus, les antibiotiques peuvent également
diminuer l’appétence de l’aliment. Il est donc difficile de s’assurer de l’ingestion correcte de la
dose thérapeutique (Durborow et al., 1996).
Il existe des aliments médicamenteux dans le commerce, comme l’oxytétracycline
(Terramycine, Pfizer) qui se présente sous forme de granulé flottant (Durborow et al., 1996). Le
pisciculteur peut également préparé lui-même son mélange, par enrobage de l’aliment avec les
antibiotiques et de l’huile (par exemple huile de foie de morue), de l’œuf ou de la gélatine
(Samuelsen et al., 2006).
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