Chapitre II
Dimensionnement et Recommandations des récifs artificiels
Etat de l’art sur les récifs artificiels
15
II.4.2. Recommandations après immersion
a. Suivi :
Longtemps, malgré la politique de subvention développée par l’Union européenne, les
financements des projets d’aménagement par les récifs se sont avérés insuffisants pour mener
à bien l’intégralité des projets. C’est donc logiquement leur dernière phase de développement
qui s’en est trouvée pénalisée, les économies imposées se faisant généralement au détriment
de la qualité du suivi post-immersion. Par ailleurs, l’apparente évidence de la solution
proposée, la satisfaction globale (les récifs bénéficient d’une perception positive de la part du
public) ou la résolution, parfois temporaire, d’un conflit d’usage n’incitent pas à la recherche
de financements complémentaires pour mettre en oeuvre un suivi qui ne peut être que
complexe et coûteux au regard des moyens d’investigation nécessaires. Depuis 2000, si les
subventions sont assujetties à un suivi et que celui-ci doit obligatoirement s’inscrire dans la
durée (minimum de 5 ans) il n’existe pas de protocole minimum pour ce type de suivi.
Plus qu’une étude exhaustive intégrant de nombreux paramètres dont l’analyse risque d’être
hasardeuse, il convient de se donner les moyens d’une étude préalable pour sélectionner
quelques indicateurs pertinents et facilement interprétables, susceptibles de traduire au mieux
les évolutions du milieu physique et de l’écosystème, les mutations potentielles des pratiques
et l’évolution des captures. Il importe que les actions (et les indicateurs) à mettre en œuvre
relèvent d’un certain pragmatisme et fassent preuve d’efficacité. Les actions doivent être
clairement identifiables, porter sur des sujets concrets, s’inscrire dans des pas de temps
facilitant l’implication des acteurs et produisant des résultats mesurables. Faute de percevoir
les résultats, les acteurs risquent de ne pas poursuivre leurs efforts ou d’augmenter
arbitrairement les volumes immergés sans prise en compte d’éventuels effets négatifs de ces
aménagements.
L’acquisition de données quantitatives doit se faire de manière continue avant et après
l’aménagement pour disposer d’une période de référence qui prenne en compte les
fluctuations naturelles de la ressource. Des observations ponctuelles risqueraient d’être
biaisées par cette variabilité et l’effet attribué à l’aménagement pourrait être sur ou sous
évalué.
Jusqu’à présent, les observations ont principalement porté sur la colonisation des structures
par la flore et la faune fixées ou sur l’analyse par plongée ou pêches expérimentales de
densités ponctuelles d’espèces mobiles présentes à proximité immédiate des aménagements.
Le passage à l’échelle de l’écosystème suppose que l’on étudie les processus de régulation
(reproduction, stades précoces, voies de migration) à l’échelle des populations. Si de telles
études peuvent être complexes et lourdes, elles n’en sont pas moins réalisables.
- Principaux domaines d’investigation
a- Milieu physique
Il s’agit de suivre le comportement et la résistance des structures immergées et l’évolution de
la nature des fonds des zones proches (topographie, granulométrie, etc.) et des caractéristiques
de la masse d’eau.
Dimensionnement et Recommandations des récifs artificiels
Etat de l’art sur les récifs artificiels
15
II.4.2. Recommandations après immersion
a. Suivi :
Longtemps, malgré la politique de subvention développée par l’Union européenne, les
financements des projets d’aménagement par les récifs se sont avérés insuffisants pour mener
à bien l’intégralité des projets. C’est donc logiquement leur dernière phase de développement
qui s’en est trouvée pénalisée, les économies imposées se faisant généralement au détriment
de la qualité du suivi post-immersion. Par ailleurs, l’apparente évidence de la solution
proposée, la satisfaction globale (les récifs bénéficient d’une perception positive de la part du
public) ou la résolution, parfois temporaire, d’un conflit d’usage n’incitent pas à la recherche
de financements complémentaires pour mettre en oeuvre un suivi qui ne peut être que
complexe et coûteux au regard des moyens d’investigation nécessaires. Depuis 2000, si les
subventions sont assujetties à un suivi et que celui-ci doit obligatoirement s’inscrire dans la
durée (minimum de 5 ans) il n’existe pas de protocole minimum pour ce type de suivi.
Plus qu’une étude exhaustive intégrant de nombreux paramètres dont l’analyse risque d’être
hasardeuse, il convient de se donner les moyens d’une étude préalable pour sélectionner
quelques indicateurs pertinents et facilement interprétables, susceptibles de traduire au mieux
les évolutions du milieu physique et de l’écosystème, les mutations potentielles des pratiques
et l’évolution des captures. Il importe que les actions (et les indicateurs) à mettre en œuvre
relèvent d’un certain pragmatisme et fassent preuve d’efficacité. Les actions doivent être
clairement identifiables, porter sur des sujets concrets, s’inscrire dans des pas de temps
facilitant l’implication des acteurs et produisant des résultats mesurables. Faute de percevoir
les résultats, les acteurs risquent de ne pas poursuivre leurs efforts ou d’augmenter
arbitrairement les volumes immergés sans prise en compte d’éventuels effets négatifs de ces
aménagements.
L’acquisition de données quantitatives doit se faire de manière continue avant et après
l’aménagement pour disposer d’une période de référence qui prenne en compte les
fluctuations naturelles de la ressource. Des observations ponctuelles risqueraient d’être
biaisées par cette variabilité et l’effet attribué à l’aménagement pourrait être sur ou sous
évalué.
Jusqu’à présent, les observations ont principalement porté sur la colonisation des structures
par la flore et la faune fixées ou sur l’analyse par plongée ou pêches expérimentales de
densités ponctuelles d’espèces mobiles présentes à proximité immédiate des aménagements.
Le passage à l’échelle de l’écosystème suppose que l’on étudie les processus de régulation
(reproduction, stades précoces, voies de migration) à l’échelle des populations. Si de telles
études peuvent être complexes et lourdes, elles n’en sont pas moins réalisables.
- Principaux domaines d’investigation
a- Milieu physique
Il s’agit de suivre le comportement et la résistance des structures immergées et l’évolution de
la nature des fonds des zones proches (topographie, granulométrie, etc.) et des caractéristiques
de la masse d’eau.
