Chapitre II
Dimensionnement et Recommandations des récifs artificiels
Etat de l’art sur les récifs artificiels
14
Etude des scénarios et solutions alternatives ou complémentaires telles que : sensibilisation
aux mesures de protection, responsabilisation des bénéficiaires de l’aménagement (accords de
pêche), nouveaux outils de contrôle et de surveillance, mesures techniques de régulation de
l’effort de pêche et des captures :
- Récifs de production : Il peut être utile de mettre en perspective les effets attendus d’un
aménagement par rapport à la mise en place de mesures « classiques » visant par exemple
à limiter l’effort de pêche, restreindre les captures, minimiser les rejets (amélioration de la
sélectivité des engins de pêche) ou respecter les zones les plus productives (3 milles) par
l’instauration d’accords de pêche.
- Récifs de défense : La protection est souvent imparfaite, elle ne dispense pas d’un système
de contrôle ou de surveillance coûteux. L’efficacité parfois relative ou temporaire de telles
mesures incitent à envisager le recours à des solutions alternatives : accords de pêche,
renforcement des contrôles intégrant les progrès techniques réalisés en matière de contrôle
et de localisation des navires.
- Prise en considération des risques : s’agissant des récifs artificiels à vocation halieutique,
bien que les bénéfices potentiels attendus puissent être conséquents, il existe un risque
qu’ils soient réduits à néant dans des secteurs où l’amélioration des rendements de pêche
conduirait à une augmentation de l’effort de pêche induisant une surexploitation
16 . Ce
risque est plus important si l’effet récif se limite à un phénomène d’agrégation sous des
conditions de libre accès. Le récif aurait pour seul effet d’augmenter l’accessibilité du
poisson, jouant ainsi le rôle d’un engin de pêche plus performant dans un contexte de
surcapacité de capture. Les effets négatifs sont susceptibles de se manifester par une
déstructuration des flottilles ou par un effet report sur des zones voisines également
sensibles, consécutivement à la fermeture éventuelle de la zone aménagée.
Indépendamment du contexte halieutique, les risques pour les ressources halieutiques et
les flottilles, découlant de récifs mal conçus ou mal placés sont susceptibles d’induire des
effets pervers
17 ou non désirés18 sur les écosystèmes : déséquilibre des assemblages
faunistiques préexistants, apparition d’espèces indésirables. Il faut donc ici rappeler
l’intérêt d’intégrer une phase expérimentale à chaque projet conséquent.
- Ingénierie : Contrairement ce qui est couramment observé, pour être pertinents, les choix
techniques et technologiques ne seront arrêtés qu’en dernier lieu, après prise en
considération des objectifs du projet, des caractéristiques du site d’implantation, des
spécificités de l’écosystème considéré et des particularités des espèces ciblées. La
dimension, l’efficacité, la pérennité d’un récif artificiel et ses éventuels impacts sur le
milieu seront fonction des matériaux utilisés, de l’architecture, de l’organisation et de la
disposition des structures modulaires sur le fond (Pioch, 2004). Les choix technologiques
auront une incidence directe (notamment sur les coûts) sur toutes les phases du projet :
conception, fabrication, entreposage, balisage mais surtout logistique d’immersion.
Dimensionnement et Recommandations des récifs artificiels
Etat de l’art sur les récifs artificiels
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Etude des scénarios et solutions alternatives ou complémentaires telles que : sensibilisation
aux mesures de protection, responsabilisation des bénéficiaires de l’aménagement (accords de
pêche), nouveaux outils de contrôle et de surveillance, mesures techniques de régulation de
l’effort de pêche et des captures :
- Récifs de production : Il peut être utile de mettre en perspective les effets attendus d’un
aménagement par rapport à la mise en place de mesures « classiques » visant par exemple
à limiter l’effort de pêche, restreindre les captures, minimiser les rejets (amélioration de la
sélectivité des engins de pêche) ou respecter les zones les plus productives (3 milles) par
l’instauration d’accords de pêche.
- Récifs de défense : La protection est souvent imparfaite, elle ne dispense pas d’un système
de contrôle ou de surveillance coûteux. L’efficacité parfois relative ou temporaire de telles
mesures incitent à envisager le recours à des solutions alternatives : accords de pêche,
renforcement des contrôles intégrant les progrès techniques réalisés en matière de contrôle
et de localisation des navires.
- Prise en considération des risques : s’agissant des récifs artificiels à vocation halieutique,
bien que les bénéfices potentiels attendus puissent être conséquents, il existe un risque
qu’ils soient réduits à néant dans des secteurs où l’amélioration des rendements de pêche
conduirait à une augmentation de l’effort de pêche induisant une surexploitation
16 . Ce
risque est plus important si l’effet récif se limite à un phénomène d’agrégation sous des
conditions de libre accès. Le récif aurait pour seul effet d’augmenter l’accessibilité du
poisson, jouant ainsi le rôle d’un engin de pêche plus performant dans un contexte de
surcapacité de capture. Les effets négatifs sont susceptibles de se manifester par une
déstructuration des flottilles ou par un effet report sur des zones voisines également
sensibles, consécutivement à la fermeture éventuelle de la zone aménagée.
Indépendamment du contexte halieutique, les risques pour les ressources halieutiques et
les flottilles, découlant de récifs mal conçus ou mal placés sont susceptibles d’induire des
effets pervers
17 ou non désirés18 sur les écosystèmes : déséquilibre des assemblages
faunistiques préexistants, apparition d’espèces indésirables. Il faut donc ici rappeler
l’intérêt d’intégrer une phase expérimentale à chaque projet conséquent.
- Ingénierie : Contrairement ce qui est couramment observé, pour être pertinents, les choix
techniques et technologiques ne seront arrêtés qu’en dernier lieu, après prise en
considération des objectifs du projet, des caractéristiques du site d’implantation, des
spécificités de l’écosystème considéré et des particularités des espèces ciblées. La
dimension, l’efficacité, la pérennité d’un récif artificiel et ses éventuels impacts sur le
milieu seront fonction des matériaux utilisés, de l’architecture, de l’organisation et de la
disposition des structures modulaires sur le fond (Pioch, 2004). Les choix technologiques
auront une incidence directe (notamment sur les coûts) sur toutes les phases du projet :
conception, fabrication, entreposage, balisage mais surtout logistique d’immersion.
