Chapitre II
Dimensionnement et Recommandations des récifs artificiels
Etat de l’art sur les récifs artificiels
13
II.4. Quelques recommandations
Au regard des interrogations soulevées précédemment, il est difficile de proposer une ligne
directrice universelle de recommandations pertinentes pour une réalisation optimale et une
gestion adaptée de récifs artificiels en cohérence avec les objectifs visés, les espèces et les
écosystèmes à considérer :
II.4.1 Recommandations sur les phases préalables à l’immersion de récifs
artificiels
Certaines priorités peuvent être dégagées pour augmenter les chances de succès de
l’aménagement. Si l’évaluation de la réussite du projet est assujettie au pragmatisme et à la
maîtrise du protocole d’évaluation de ses impacts sur l’écosystème concerné et sur les
activités qui s’y exercent, il faut rappeler l’importance capitale du diagnostic initial de la
situation à améliorer sur la base duquel seront établis les objectifs de l’opération et le niveau
des effets attendus.
a. Diagnostic de la situation à améliorer :
Identification de l’écosystème : nature des fonds, bathymétrie, hydrologie, température,
salinité, évolution saisonnière, gradients, conditions météorologiques, turbidité, capacité
trophique du milieu, incidences des bassins versants….
Description des populations et sous-populations concernées : communautés benthique et
pélagique, biocénoses et habitats, écologie des espèces cibles. Description des différentes
phases du cycle vital et des habitats successifs, schémas de migrations, localisation des
nourriceries et frayères, identification des phases-clés et de leur dépendance vis à vis de
l’écosystème concerné. Fluctuations d’abondance et variabilité spatio-temporelle.
Comportement intra et inter spécifique (relation prédateur-proie), interactions avec
l’aménagement (attraction, concentration, protection), description des processus et facteurs
écologiques qui régulent le fonctionnement des récifs.
Analyse des usages marchands et non-marchands : nature des différents usages de l’espace et
des ressources concernées par l’aménagement, évaluation des impacts économiques de ces
différents usages, analyse des interactions et conflits potentiels. Analyse des modalités
d’exploitation actuelles (période de référence, « état zéro ») et futures. Pour la pêche
professionnelle, identification et localisation des métiers (stratégies, zones et techniques de
pêche), représentation cartographique des activités et des captures.
Pour la zone aménagée et la zone d’influence, élaboration d’indicateurs de l’effort de pêche
développé, des captures : tonnages débarqués, composition spécifique des débarquements,
diagramme d’exploitation, inventaire des réglementations s’appliquant aux zones / ressources
concernées par l’aménagement.
b. Définition claire et précise des objectifs biologiques, socio-économiques
Analyse des motivations et sensibilités des différents acteurs et usagers dont il faut chercher à
identifier les besoins et à préciser les attentes vis à vis du projet.
Dimensionnement et Recommandations des récifs artificiels
Etat de l’art sur les récifs artificiels
13
II.4. Quelques recommandations
Au regard des interrogations soulevées précédemment, il est difficile de proposer une ligne
directrice universelle de recommandations pertinentes pour une réalisation optimale et une
gestion adaptée de récifs artificiels en cohérence avec les objectifs visés, les espèces et les
écosystèmes à considérer :
II.4.1 Recommandations sur les phases préalables à l’immersion de récifs
artificiels
Certaines priorités peuvent être dégagées pour augmenter les chances de succès de
l’aménagement. Si l’évaluation de la réussite du projet est assujettie au pragmatisme et à la
maîtrise du protocole d’évaluation de ses impacts sur l’écosystème concerné et sur les
activités qui s’y exercent, il faut rappeler l’importance capitale du diagnostic initial de la
situation à améliorer sur la base duquel seront établis les objectifs de l’opération et le niveau
des effets attendus.
a. Diagnostic de la situation à améliorer :
Identification de l’écosystème : nature des fonds, bathymétrie, hydrologie, température,
salinité, évolution saisonnière, gradients, conditions météorologiques, turbidité, capacité
trophique du milieu, incidences des bassins versants….
Description des populations et sous-populations concernées : communautés benthique et
pélagique, biocénoses et habitats, écologie des espèces cibles. Description des différentes
phases du cycle vital et des habitats successifs, schémas de migrations, localisation des
nourriceries et frayères, identification des phases-clés et de leur dépendance vis à vis de
l’écosystème concerné. Fluctuations d’abondance et variabilité spatio-temporelle.
Comportement intra et inter spécifique (relation prédateur-proie), interactions avec
l’aménagement (attraction, concentration, protection), description des processus et facteurs
écologiques qui régulent le fonctionnement des récifs.
Analyse des usages marchands et non-marchands : nature des différents usages de l’espace et
des ressources concernées par l’aménagement, évaluation des impacts économiques de ces
différents usages, analyse des interactions et conflits potentiels. Analyse des modalités
d’exploitation actuelles (période de référence, « état zéro ») et futures. Pour la pêche
professionnelle, identification et localisation des métiers (stratégies, zones et techniques de
pêche), représentation cartographique des activités et des captures.
Pour la zone aménagée et la zone d’influence, élaboration d’indicateurs de l’effort de pêche
développé, des captures : tonnages débarqués, composition spécifique des débarquements,
diagramme d’exploitation, inventaire des réglementations s’appliquant aux zones / ressources
concernées par l’aménagement.
b. Définition claire et précise des objectifs biologiques, socio-économiques
Analyse des motivations et sensibilités des différents acteurs et usagers dont il faut chercher à
identifier les besoins et à préciser les attentes vis à vis du projet.
