Chapitre 1
Généralités
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hydrologique puisque, elle reçoit par le détroit de Gibraltar, un courant d’eau superficielle
atlantique déjà appauvrie en nutriments par l’activité biologique.
A l’intérieur du bassin, les apports continentaux augmentent les teneurs initiales des eaux
entrantes en sels nutritifs qui ne s’accumulent pas car, ils sont captés et précipités par les
organismes marins, puis évacués par le contre courant profond sortant à Gibraltar, qui est
nettement plus riche que l’eau atlantique entrante. Donc, les teneurs de la Méditerranée en
sels nutritifs restent très inférieures à celles de l’océan avec lequel elle communique.
Le rapport N/P est voisin en Méditerranée occidentale de 20, alors qu’il n’est de 15 à 16 pour
l’océan mondial. Cela peut être dû à un taux de fixation élevé de l’azote atmosphérique par
l’écosystème méditerranéen : posidonie, bactério-plancton pélagique, (Copin-Montégut,
1996), ou bien à un déficit généralisé mais modéré en phosphates (Jacques et Tréguer, 1986).
La Méditerranée est caractérisée par une production primaire faible, de l’ordre de 125 g C m
-2
an
-1 (Antoine et al, 1996).
La nouvelle production en Méditerranée est liée aux apports de nutriments par l’eau atlantique
de surface, les dépôts terrigènes et les flux marins ascendants (Béthoux et al, 1998).
VI. Le bassin Algérien
VI.1. Situation géographique du bassin algérien
Le bassin algérien est localisé au sud du bassin occidental méditerranéen à une latitude de
35° à 40° Nord pour une longitude de 2° Ouest à 7° 45 Est. Il est situé à l’est de la Mer
d’Alboran, entre l’Algérie au sud, les Iles Baléares au nord ouest et la Sardaigne au nord est
(Benzohra and Millot, 1994).
VI.2. Hydrologie du Bassin Algérien
Le bassin algérien constitue une zone clé pour la circulation générale dans la Méditerranée
occidentale (Puillat et al, 2002), un réservoir où l’eau d’origine atlantique s’accumule avant
de s’écouler vers le nord et vers l’est (Millot, 1985).
Le courant algérien correspondant au flux de l’eau atlantique modifiée (MAW) le long du
talus algérien où ses caractéristiques sont particulières, est initialement un courant côtier (aux
alentours de 0°) de quelques dizaines de km de large et quelques centaines de km d’épaisseur.
Ce courant est instable car il génère deux types de phénomènes à méso-échelle observés de ~
0° à 8°E. La plupart du temps, il engendre des séries de tourbillons relativement peu
importants et peu profonds qui n’ont pas de conséquences significatives sur la circulation des
masses d’eau. Cependant, ce courant forme, occasionnellement, de larges méandres qui ont
des conséquences dramatiques sur la circulation de ces masses d’eau (Millot and TaupierLetage, 2004). La trajectoire de ces tourbillons et méandres commence par une propagation
vers l’est, le long de la pente algérienne, de quelques km/j, alors qu’en s’intégrant à l’intérieur
d’un méandre, l’eau coule à une vitesse d’environ 50 km/j.
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